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C'est un vieux pont romain que le site enjolive.
Ombragé chaque été par deux marronniers
Qui depuis fort longtemps comme deux grands pionniers
Harmonisent ces lieux en cette perspective.

Comme fait de son pont Avignon d'une rive
Prévoyons sur le nôtre un bal particulier
Et même à l'occasion un lunch dans ce quartier
Inviterait chacun à mener sa convive.

Et sous ce même pont où "qui m'aime me suive"
Descendons pour cela le petit escalier
Et comme à Venise avec un gondolier
Sur la Soulondre allons sans craindre une dérive.

Continuons plus loin et sans la moindre esquive
Prenons un autre "Pont" celui-là de papier
Un tout petit journal qui nous est familier
Écrit pour être lu des lecteurs qu'il captive.

Car sans le moindre pont que deviendrait Lodève
Alors que six déjà se reflètent sur l'eau
Plus "Un" qui ne veut point rester sous le boisseau
Pour vivre en ce poème avant qu'il ne s'achève.

Aussi n'hésitez-pas le temps d'une heure brève
A lire sous un pont au couvert d'un arceau
Dans le "Pont" ces quatrains donnant mieux qu'un rondeau
L'enchantement léger que nous laisse un doux rêve.

Alfred RIAC - Paru dans le Pont d'avril 1987