En 1948, il y eut une grève des mineurs. Après un mois et demi de grève, le ministre de l'Intérieur à lancé l'armée et la police.
Ce jour-là, arrivés à la mine, le délégué mineur nous a dits de rester tranquille. Nous étions encerclés. Les femmes se sont rendues massivement au Ruffas afin de nous soutenir. Malgré tous nos efforts, nous avons été obligés petit à petit de reprendre notre travail.
Un autre mouvement important s'est produit un peu plus tard, et tous les mineurs du Bousquet se sont rendus à Camplong.
En 1950, avec le Charbon et l'Acier, nous avons été informés que les mines de la région devaient fermer, et que nous devions partir en Lorraine. Nouvelle grève des mineurs. Pour nous faire abandonner la mine, nos supérieurs nous ont fait travailler deux fois plus, nous devions miner à sec. Nous avons dû une nouvelle fois nous opposer, mais cette fois-ci nous avons été envoyé à Camplong.
Certains mineurs se sont révoltés et n'ont pas voulu nous laisser rentrer dans la mine. Grâce aux syndicats, on nous a rendu nos lampes. Puis nous avons soutenu les mineurs qui devaient tirer car cela était très dur, et les patrons avaient décidé de nous faire tirer trois fois plus que d'habitude.
Alors nous sommes allés au Bousquet pour chercher les collègues et, tous ensemble, nous nous sommes rendus dans le bureau de la direction pour revendiquer. Toutes ces grèves ont duré pas mal de temps et nous avons rarement obtenu ce que nous voulions.