Département Hérault

lundi 12 janvier

Faugères

A proximité de Bédarieux, en descendant du Massif Central vers Béziers et Pézenas, sept communes se partagent l'appellation AOC Faugères.
Terres de fortes pentes et de vallées, à une altitude variable de 300 à 800 mètres environ, l'aire de l'appellation Faugères est préservée des rigueurs climatiques par la barrière des contreforts cévenols. Ici, la vigne est voisine des châtaigneraies.
Morcelé et pierreux, ce rude terroir se compose de terrains primaires aux sols de grès et de schiste. Ce vignoble est l'oeuvre de vignerons passionnés, plus têtus, plus clairvoyants que les autres mais qui sans doute portaient en eux un amour indéfectible de leur pays, faute de quoi ils seraient allés s'établir un peu plus bas, dans la riche plaine bittéroise.

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vendredi 01 août

Terre d'Oc

M. Gaubert écrivain héraultais ; né le 27 janvier 1881, à Saint-André-de-Sangonis
Cette page évoque d'abord la richesse du Midi, sa civilisation brillante, ses troubadours. Puis, c'est l'avalanche des farouches croisés qui pillent et massacrent. Enfin le sacrifice héroïque de Pierre d'Aragon et le bûcher de Montségur. 

En ce temps le Midi, riche et libre, au soleil
Dressait, au long des fleuves bleus, ses cités blanches
Et, comme un flot mouvant hors d'une âme s'épanche,
Ses vins rouges faisaient le couchant plus vermeil !

Le fer de la charrue est frère de l'épée !
Seigneurs et paysans cousinaient dans nos bourgs,
Et tous avaient au coeur, alors, un même amour
Pour cette terre d'Oc que l'on n'a pas domptée. (1)

Pour qu'une terre soit meilleure, il faut du sang !
Un soir de cour d'amour(2) nos aïeux écoutèrent,
Dominant l'écho des violes et les chants,
Soudain venu du Nord, un sourd fracas de guerre !

Et, se profilant sur l'azur sombre des monts,
Le pâtre de Gascogne aperçut l'aurore,
Sur leurs genêts d'Anjou, sur leurs cavales mores,
Les chevaliers du Christ, pareils à des démons !

Comme des loups errants, et comme des voleurs,
Et dès l'abord vainqueurs par des trahisons viles, (3)
Ils pillaient les châteaux, incendiaient les villes,
Et nos soirs étaient pleins de flammes et de pleurs.

Comme s'ouvrent parfois des grenades trop mûres,
Les remparts des cités croulaient devant Montfort.
Et sur les murs détruits et les combattants morts
Les Barbares dressaient les croix de leurs armures.

Les Albigeois debout firent face aux Croisés :
Nous luttâmes en vain, de Béziers à Toulouse,
L'Ame des grands tueurs d'hommes était jalouse
Des cadavres couchés sous les cieux embrasés.

Et Pierre d'Aragon(4) parmi leur tourbe immonde
Opposait sa poitrine aux soudards d'Amalric,
Et comme au Golgotha, sur le funèbre pic
De Montségur(5) brûla le bûcher d'Esclarmonde !

(1) - L'hérésie n'a jamais été complètement extirpée du Languedoc, terre d'élection du protestantisme. Notre province s'est toujours montrée réfractaire à toute oppression religieuse, politique ou économique (résistances contre Louis XIII, Louis XIV, la Restauration, l'Empire, Défense viticole.

(2) - Assemblée de troubadours, de seigneurs et de dames nobles composant et récitant des vers.

(3) - Allusion à la soumission et à la pénitence du comte Raimond de Toulouse qui céda au Saint-Siège sept de ses châteaux et reconnut la suzeraineté pontificale sur le compte de Megueil (Maugio). En réalité la défaite du Midi était due surtout au manque d'union entre les seigneurs et les communes du Languedoc.

(4) - Roi d'Aragon et Seigneur de Montpellier mourut bravement dans la bataille de Muret en 1213.

(5) - Château de l'Ariège ; a joué un rôle important dans la longue lutte des Albigeois et des Croisés. Ce château situé sur un roc escarpé à 1 200 mètres d'altitude fut le suprême asile des hérétiques persécutés. Les Croisés ne purent s'en emparer en 1245 qu'après un siège des plus acharnés. Aussitôt que le forteresse se fut rendue, on traça une enceinte au pied de la montagne, on y dressa un immense bûcher sur lequel on brûla vifs deux cent cinq hérétiques, hommes et femmes ; parmi eux figurait Esclarmonde, fille de Raymond de Pereille, l'un des seigneurs de Montségur.

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samedi 10 mai

Histoire de grèves

En 1948, il y eut une grève des mineurs. Après un mois et demi de grève, le ministre de l'Intérieur à lancé l'armée et la police.
Ce jour-là, arrivés à la mine, le délégué mineur nous a dits de rester tranquille. Nous étions encerclés. Les femmes se sont rendues massivement au Ruffas afin de nous soutenir. Malgré tous nos efforts, nous avons été obligés petit à petit de reprendre notre travail.
Un autre mouvement important s'est produit un peu plus tard, et tous les mineurs du Bousquet se sont rendus à Camplong.
En 1950, avec le Charbon et l'Acier, nous avons été informés que les mines de la région devaient fermer, et que nous devions partir en Lorraine. Nouvelle grève des mineurs. Pour nous faire abandonner la mine, nos supérieurs nous ont fait travailler deux fois plus, nous devions miner à sec. Nous avons dû une nouvelle fois nous opposer, mais cette fois-ci nous avons été envoyé à Camplong.
Certains mineurs se sont révoltés et n'ont pas voulu nous laisser rentrer dans la mine. Grâce aux syndicats, on nous a rendu nos lampes. Puis nous avons soutenu les mineurs qui devaient tirer car cela était très dur, et les patrons avaient décidé de nous faire tirer trois fois plus que d'habitude.
Alors nous sommes allés au Bousquet pour chercher les collègues et, tous ensemble, nous nous sommes rendus dans le bureau de la direction pour revendiquer. Toutes ces grèves ont duré pas mal de temps et nous avons rarement obtenu ce que nous voulions.

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mercredi 07 mai

Jimbellettes

Ingrédients :

- 1 kilo de sucre cristallisé

- 1 kilo de farine

- 6 oeufs entiers plus le blanc d'un septième

- 2 cuillères à café de fleur d'oranger

- 1 moule à gaufre

Préparation :

Mélanger tous les ingrédients et verser la préparation dans le moule à gaufre.

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dimanche 04 mai

Les hirondelles

Aux alentours de Séries, au printemps, on peut entendre chanter toutes sortes d'oiseaux ; oiseaux de jour comme les pinsons, mésanges ou chardonnerets ; oiseaux de nuit : hiboux et chouettes ; oiseaux familiers comme les rouges-queues qui nichent dans le village ou plus discrets comme le coucou, le pic et le rossignol que l'on entend ou voit rarement.
Mais, contrairement aux villages voisins, l'arrivée du printemps n'est pas annoncée par les acrobaties aériennes des hirondelles. Car il est vrai qu'il n'y a plus d'hirondelles à Séries.
Et pourtant, la légende raconte qu'autrefois certaines nichaient au bord des toits et dans le clocher. Or, justement à Sériès, le clocher est situé au-dessus de la porte de l'église. On dit qu'autrefois, il y a bien longtemps, le bon curé de Séries s'acheminant vers l'église et arrivant sur le pas de la porte, reçut de la part d'une hirondelle du clocher un projectile qui entacha fâcheusement le noir impeccable de sa soutane.
Cela fit un très mauvais effet de se présenter ainsi à l'église. Notre curé prêt à perdre patience eut l'idée de tirer la chaîne de la cloche afin de faire fuir les oiseaux salissants. On dit qu'il sonna si fort que les oeufs se brisèrent dans les nids, et si longtemps qu'il découragea les oiseaux enfuis de revenir.
Parfois en automne ou au printemps, quand le brouillard recouvre la montagne, quelques hirondelles perdues viennent se poser sur les fils électriques ou sur les toits du village, mais dès que le soleil réapparaît, elles prennent leur envo comme si la légende se racontait aussi chez les hirondelles.

Mémoires du pays d'Orb


vendredi 04 avril

Nourrir ses vignerons

L'an de l'incarnation de Notre-Seigneur 1357, régant monseigneur Jean, roi des Français, et le troisième jour du mois d'avril, devant le bayle et les consuls de Marseillan, par devant maître Bernard Pini, notaire public de la ville d'Agde et du bourg de Marseillan, il fut dressé un acte relatif à la nourriture des ouvriers employés aus travaux de la campagne. Il fut convenu, que sous peine d'une amende de 20 sols : "... nul ne pourra nourrir ceux qui charrieront le sel à dos de mulet, mais seulement leur donner une fois par jour du vin et de quoi faire un repas.
Item, on pourra pendant les vendanges nourrir les hommes et les femmes qu'on y emploiera sans leur donner le souper, mais le souper pourra être donné au fouleur, au chef des travailleurs, et à celui qui tasse les raisins dans les tinettes.
Item, nul ne pourra nourrir les femmes qui ramassent les sarments et les mettent en fagots, mais seulement leur donner un repas à midi, sans vin.
Item, il est permis à chacun de traiter, ainsi qu'il l'entendra, les étrangers qui viennent travailler dans le bourg".
Les propriétaires du lieu avaient eu maille à partir avec des ouvriers agricoles contestataires et ils rédigèrent une étrange convention où les brassiers locaux étaient traités plutôt durement et presque condamnés à la frugalité. 
Les étrangers, quant à eux, pouvaient bénéficier de conditions meilleures... ou pires.

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samedi 29 mars

Les malheurs des frères Argand

Quelques années avant la Révolution française, deux Genevois, les frères Argand s'installent au château du Bosc près de Montpellier puis à Mèze, qui était alors un des plus grands centres de tonnellerie d'Europe puisque cette industrie y occupait 1 200 ouvriers.
Ils dressent plusieurs alambics confectionnés avec un alliage d'argent qui donne une eau-de-vie douce à laquelle le physicien et chimiste Chaptal rend hommage dans son livre sur "L'Art de faire le vin". 
Le 9 décembre 1778 ils demandent le privilège exclusif de la fabrication des eaux-de-vie dans la Province du Languedoc. Mais leur réussite et leurs méthodes nouvelles ont déjà alarmé des concurrents de la région de Cognac et du Bordelais. Ils n'obtiennent pas le privilège malgré les 5 000 barriques d'eau-de-vie qu'ils fabriquent déjà. Excédés ils abandonnent le pays en 1797. 
Auparavant ils vendent leur usine aux frères Pinot de Mèze qui feront fortune avec une méthode d'extraction du sucre de raisin mise au point par les frères Argand. Quelques années plus tard, avec le Blocus continental, le sucre de raisin et de betterave prennent le relais du sucre de canne.
En Angleterre les frères Argand inventent la lampe Quinquet mais c'est un pharmacien anglais doué d'un sens commercial plus aigu qui leur achète le brevet et l'exploite. Les frères Argand meurent dans la misère.
Malgré tout, grâce à eux, Mèze a possédé vers la fin deu XVIIIe siècle la plus grande "brûlerie" d'eau-de-vie du monde.

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lundi 17 mars

L'étonnante tour de Montpellier

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mardi 25 février

La Marseillaise et les Saints protecteurs de la vigne

La Marseillaise des viticulteurs de 1907

De notre vin nous voulons vivre
Qu'on écoute enfin notre voix
Que des fraudeurs on nous délivre
Qu'on nous donne ce qu'on nous doit.
Accourez ceux de Carcassonne,
De Béziers et de Lézignan
D'Argelliers, Nîmes, Perpignan,
Coursan, Montpellier et Narbonne...

 

Saints protecteurs de la vigne 

Saint-Vincent le 22 janvier
Saint-Paul le 25 janvier 
Saint-Blaise le 3 février
Saint-Aubin le 1er mars sont invoqués pour la montée de la sève à la saison des tailles et des labours ;

Saint-Georges le 23 avril
Saint-Marc le 25 avril
Saint-Jean-Baptiste le 24 juin protègent des gelées et aident la floraison 

Saint-Laurent le 10 août
La Vierge le 15 août
Saint-Roch le 16 août font mûrir le raisin

Saint-Rémy le 1er octobre
Saint-Caprais le 20 octobre
Saint-Martin le 11 novembre
Saint-Eloi le 1er décembre favorisent de bonnes vendanges et font bien vieillir le vin nouveau.

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vendredi 21 février

Le "Prieur de Colognac"

Le "Prieur de Colognac" (Gard) 24 février 1801. Arrestation à Saint-Martial dans les Cévennes de "Sans-Peur". 
Né à Montpellier en 1732, fils du seigneur de la Fabrègue, conseiller-auditeur à la Cour des comptes de Montpellier, nommé prieur de Colognac en 1760, Jean-Louis Solier, dit "Sans-Peur", prêtre réfractaire, abandonne en 1791 sa paroisse pour se réfugier dans les grottes cévenoles. Considéré par les révolutionnaires comme un "fanatique, despote, charlatan" il brigande le Gard, la Lozère, le Tarn, le sud de l'Aveyron, détrousse les diligences et vole, en compagnie des "chauffeurs" des Cévennes le Trésor Public. Il organise des bandes dites de "Jehu", fixe son quartier général aux environs d'Aniane, recrute parmi les petits seigneurs fidèles au rois, les artisans ruiné et accueille même des femmes comme la fameuse "La Belle Marchande" dans sa bande de "vendéens" prêtes à s'emparer de Nîmes, Montpellier, Privas. Les sans-culottes qui le traquent veulent "avec son foie faire des fricandeaux". 
"Sans Peur" le prieur de Colognac sera arrêté dans sa maison de Saint-Martial (Gard), jugé à Nîmes, exécuté place d'Auvergne au Vigan.

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mardi 18 février

Evènements des années 1939 et suivantes

Les évènements des années 1939 et suivantes ont eu, sur le Languedoc comme sur le reste de la France, leurs répercussions, tantôt douloureuses et tantôt glorieuses. La province paticipa du sang des meilleurs de ses fils à la campagne malheureuse de 1940. La défaite venue, elle souffrit, plus que beaucoup d'autres, de la disette qui s'ensuivit et qui se fit particulièrement sentir en Bas-Languedoc, pays consacré presque exclusivement à la viticulture et privé de cultures vivrières.
Après la rupture de l'armistice, le 11 novembre 1942, la zone sud dite libre fut envahie à son tour et nos départements connurent les rigueurs de l'occupation ; d'autre part, le Service du Travail obligatoire les privaient de l'élite de leur main-d'oeuvre. Bon nombre de requis, cependant, refusèrent de se rendre en Allemagne, et, comme les Camisards du XVIIIe siècle, se réfugièrent dans les montagnes. Les Cévennes, la Montagne Noire, les Corbières abritèrent ainsi de nombreux dissidents, contre lesquels des représailles sanglantes furent exercées, notamment à Nîmes où dix-neuf d'entre eux furent pendus.
L'année 1944 amena la libération de notre territoire. Le débarquement sur la côte méditerranéenne se produisit en Provence. Rappelons que le Commandant de l'armée française qui y prit part, le Général de Lattre de Tassigny, s'était vu confier en 1942 le commandement de la région militaire de Montpellier ; ayant refusé d'accepter la rupture de l'armistice du 11 novembre, il avait été condamné à dix ans de prison, mais s'était évadé pour gagner l'Afrique du Nord.
La destruction des voies de communication par l'aviation alliée, au printemps et durant l'été de cette année 1944, valut de rudes bombardements aux villes de Toulouse, Narbonne, Montpellier, Nîîmes, etc.
Le débarquement mit un terme à ces épreuves, obligeant l'armée d'occupation à une retraite précipitée, tandis que la "Résistance" assurait l'administration des territoires au fur et à mesure de leur libération.

Petite Histoire du Languedoc - Pierre MOREL

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mardi 11 février

Cette, la Pointe-Courte

Dans la rue l'air sent bon le poisson grillé, les anguilles ou les farcis de moules, d'encornets et les tielles. Les marins-pêcheurs habitent la rue haute et regardent avec indifférence le pêcheur de l'étang pour qui la Pointe-Courte est devenue un petit paradis. C'est que la Pointe-Courte est une presqu'île qui forme une véritable communauté, dès la fin du XIX siècle. Après des débuts difficiles, dans des baraques provisoires, en 1912 déjà, les habitations ont été reconstruites en dur et les cabanes de planches ne subsistent plus que pour abriter les outils. Les bords du canal commencent à être moins dangereux, surtout pour les femmes et les enfants, ainsi qu'en 1877 une pétition, adressée au maire de Cette, les décrivait : "impraticables la nuit à cause des nombreux visiteurs qui y font des dépôts de toute nature".
Les habitants de la Pointe-Courte s'enracinent dans cette bande de terre entre ciel et eau. Ce sont pour la plupart des gens d'origine languedocienne, contrairement au milieu des marins où se trouve une très forte majorité d'italiens originaires de Naples ou de Gaète intégrés à la vie locale par leur naturalisation rapide mais qui maintiennent de vives traditions familiales de leur pays d'origine. 

F_vrier2014_002


L'isolement physique de cette bande de terre accentue la solidarité de cette population déjà ethniquement homogène et qui vivant primitivement sur la plage, attendant tout de la mer, s'est trouvée rejetée lors des travaux de construction de la voie ferrée, du côté de l'étang.
En 1871, lors du recensement, on y dénombre vingt-six familles soit cent deux individus, obligés de vivre dans une grande précarité puisque les autorités ne leur accordent pas encore le droit de construire une habitation. Mais qu'importe, habitués aux rigueurs, les habitants de la Pointe-Courte seront 328 en 1911. C'est une période de prospérité ; le poisson est abondant et se vend bien car Cette est en pleine croissance. De grands travaux y attirent une main d'oeuvre nombreuse qu'il faut  nourrir ; les patrons des fabriques de wagons-foudres, de barriques, les négociants en vins, les fabriquants d'apéritifs, etc.., tiennent le haut du pavé.

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jeudi 14 mars

Le club de la fourchette

A Sète, on le sait, la gastronomie est le domaine réservé du sexe dit fort. Le rite "manducatoire" et agréable de la Baraquette où Maurice Chauvet voyait le symbole de l'indépendance masculine est toujours vivace. Le Club de la Fourchette, à la Pointe-Courte, renoue avec cette noble tradition et ne cherche pas à cacher hypocritement, ses intentions sous couvert de culture, de sports ou de philatélie. Son but, ses intentions, ses statuts ne laissent planer aucun doute. Il s'agit de faire des banquets entre homme seulement. Presque aussi fermé que le Jockey-Club, le snobisme en moins, ses membres se recrutent uniquement et par parrainage auprès du sexe masculin. Les femmes comme au Mont-Athos et comme à Athènes du temps de Socrate, y sont interdites afin de ne pas troubler la sérénité du climat, la bonne marche des réunions et la digestion des clubmen. Le numerus clausus est fixé à 20 personnes : la moitié de l'académie française. Mais comme ces "immortels" de la fourchette mangent chacun comme quatre et bavardent pareillement, les locataires du quai Conti perdraient, dans une confrontation, quelques pans de leur habit vert.
Le président de cette aimable confrérie, c'est celui qui mange le plus, Henri Bani dit l'amiral est élu à vie mais les décisions, date des repas, composition des menus, sont prises par l'ensemble de l'assemblée. Les séances gastronomiques durent en général toute la journée et les sociétaires doivent verser 5 francs par semaine.
Le Club de la Fourchette, hormis le végétarisme considéré comme une hérésie mortelle et combattu comme telle, ne privilégie pas un mets plus qu'un autre. Le poisson et les viandes font alternativement les frais des assemblées générales. Le profane a difficilement accès aux archives du club (procès-verbaux de séances, etc...), cependant, certaines fuites lui permettent de connaître le déroulement des réunions par le menu.

Menu du dernier banquet :

- Coquillages
- Langoustes à la mayonnaise
- Langoustes à l'américaine
- Omelette aux champignons
- Fruits
- Fromages
- Gâteaux

Le tout arrosé de plusieurs "doigts" d'un bon vin. Les membres du Club de la Fourchette se retrouvent aussi bien aux repas organisés par des sociétés concurrentes mais néanmoins amies : repas du club de football, du club de pétanque, du club des joutes... On le voit, le Club de la Fourchette s'il est fermé n'est pas sectaire.

Connaissance du pays d'oc - Mars/Avril 1975

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jeudi 28 février

Le financier de la Révolution : CAMBON

Pierre-Joseph Cambon, est né à Montpellier en 1756, d'un riche marchand de toiles de coton. Il dirigea avec ses frères la maison de commerce de son père. Député suppléant aux Etats généraux, il obtint, au moment de la division de la France en départements, que Montpellier fût le chef-lieu de l'Hérault.
Lors de la fuite de Varennes, il demanda avec les autorités de l'Hérault, de proclamer la République.
Élu à la Législative, il se spécialisa dans les questions financières. Il fit décréter, le 9 février 1792, le séquestre des biens des émigrés. Député à la Convention, il surveille attentivement les marchés passés par le ministre de la guerre pour les fournitures militaires, fait casser les contrats signés avec ces fournisseurs par le général Dumouriez. Appelé au premier comité de salut public, il travailla à la réorganisation militaire.
Indépendant et courageux, il a dénoncé les appels de Marat au meurtre de septembre 1792, s'est opposé à la création du Tribunal révolutionnaire, n'a pas hésité à se placer au milieu des girondins, dont les sections demandaient l'arrestation le 2 juin 1793.
Membre du second comité de salut public, il s'attacha aux questions financières, fit supprimer la Caisse d'Escompte, la compagnie des Indes et toutes les sociétés par actions pour affranchir la République de la tutelle des financiers, fit fermer la Bourse et dissoudre la corporation des agents de change. Il propose, le 24 août, la création du Grand Livre de la Dette publique pour mettre un frein à la concurrence que les titres de créances royaux faisaient aux assignats et jeta les fondements de notre système financier actuel. Sévère contrôleur de la comptabilité publique, il exige de ceux qui manient les fonds publics une gestion sévère. Son contrôle infatigable tient lieu de la chambre des comptes supprimées ; il dénonce les marchés frauduleux de l'Espagne et la falsification du décret de liquidation de la Compagnie des Indes.
Exclu du comité des finances pendant la réaction thermidorienne, poursuivi à la suite de l'émeute du 1er prairial an III et accusé de conspirer contre la Convention, il put s'enfuir. Amnistié, il se retira à Saint-Jean-de-Vedas ; s'adonna aux travaux agricoles et mena, jusqu'en 1814, une vie paisible dans son village, refusant les fonctions que Napoléon lui proposa. Exilé en 1816, comme régicide, il se réfugia en Belgique et il mourut en exil en 1820. Ce financier indépendant et probe s'oppose nettement au juriste souple et complaisant qu'était son compatriote Cambacérès.

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dimanche 24 février

Dictionnaire des communes commençant par la lettre B

Les chiffres de la population sont ceux du recensement de 1886 et ceux de "ce jour" pris dans le calendrier de la Poste 2013 : chiffres de la population en vigueur au 1er janvier 2012 (population municipale)
Vous remarquerez qu'en 1886, le classement par "Saint..." ne se faisait pas.

Baillargues-et-Colombiers : 712 h et ce jour : 6 130 h
Balaruc-les-Bains : 775 h et ce jour : 6 622 h
Balaruc-le-Vieux : 512 h et ce jour : 2 046 h
Bassan : 586 h et ce jour : 1 607 h
Bauzille-de-la-Sylve (Saint-) : 460 h et ce jour : 820 h
Bauzille-de-Montmel (Saint-) : 282 h et ce jour : 936 h
Bauzille-de-Putois (Saint-) : 1 884 h et ce jour : 1 485 h
Beaufort : 266 h et ce jour : 178 h
Beaulieu : 504 h et ce jour : 1 641 h
Bédarieux : 7 320 h et ce jour : 6 564 h
Bélarga : 326 h et ce jour : 438 h
Berlou : 316 h et ce jour : 189 h
Bessan : 2 535 h et ce jour : 4 518 h
Béziers : 41 785 h et ce jour : 70 957 h
Boisseron : 572 h et ce jour : 1 599 h 
Boisset : 177 h et ce jour : 26 h 
Boissière (La) : 258 h et ce jour : 914 h
Bosc (Le) : 648 h et ce jour : 1 168 h
Boujan : 851 h et ce jour : 3 106 h (qui se nomme aujourd'hui : "Boujan-sur-Libron")
Bousquet-d'Orb : 1 825 h et ce jour : 1 601 h (qui se nomme aujourd'hui "Le Bousquet-d'Orb")
Boussagues : pas d'habitant recensé et n'est pas dans le calendrier des Postes.
Bouzigues : 1 146 h et ce jour : 1 575 h
Brenas : 154 h et ce jour : 44 h
Brès (Saint-) : 298 h et ce jour : 2 650 h 
Brignac : 241 h et ce jour : 682 h 
Buzignargues : 164 h et ce jour : 261 h

Il y a ce jour : Babeau-Bouldoux (294 h) et Brissac (615 h) qui n'existaient pas à l'époque. 

Précisions données selon les villages dans ce dictionnaire de 1886

 

Balaruc-les-Bains : station thermale (3 établissements) sur une péninsule de l'étang de Thau. - Hospice civil et militaire. - Gouffre d'Enversac.

Bassan : église à mâchicoulis du XIIe siècle. - Porte fortifiée du XIVe siècle. 

Bauzille-de-Montmel : restes du couvent des Mourgues.

Bauzille-de-Putois : grotte des Doumiselles . - Défilés de l'Hérault et de l'Alzon.

Beaulieu : tombeaux gallo-romains taillés dans le roc. - Chapelle de N.-D des Sept Douleurs.

Bédarieux : au confluent de l'Orb (viaduc du chemin de fer) et du torrent de Courbezou. - Eglise Saint-Alexandre, du XVIe siècle. - Eglise Saint-Louis, bâtie au milieu des constructions de l'hôtel-Dieu. - Ancien pont. - Belles promenades. - Grotte aux environs.

Béziers : sur une colline, au-dessus du canal du Midi, à 69 mètres. - Eglise Saint-Nazaire : tourelles fortifiées et créneaux ; transept et partie du vaisseau du XIIIe s. ; les deux premières travées O. et le choeur sont du XIVe s. ; gros clocher (46 mètres), tours de la façade (belle rose de 10 mètres de diamètre) et pourtour extérieur du choeur et de la nef couronnés de créneaux et de mâchicoulis ; sur le flanc Sud de la nef, beau cloître du XIVe s., dont les pinacles sont mutilés ; aux fenêtres, curieuses grilles du XIVe siècle. - Eglise Sainte-Aphrodise, du Xe siècle, en partie dénaturée au XIVe s. et XVe s. ; tombeau antique, en marbre gris, servant de cuve baptismale ; crypte. - Eglise la Madeleine (XIe s.) ; tableau de Coustou (Mort de Saint Joseph). - Eglise Saint-Jacques (XIe s.). - Eglise des Récollets, portail ogival du XVIe s.- Ancien évêché occupé par la sous-préfecture et le palais de justice. - Hôtel de ville (1742-1764) renfermant la bibliothèque, le musée et un riche médaillier. - Théâtre orné de sculptures par Gouin et de médaillons en terre cuite, par David d'Angers. - Statue en bronze de Riquet, par David d'Angers. - Colonne haute de 15 mètres, surmontée d'une statue de la Vierge. - Antique statue mutilée, en marbre blanc, de Pépezuc. - Vieux pont (XIVe s.).

Boisseron : sur la Bénovie, qui forme dans les hautes eaux de belles chutes sur un large escalier de rochers. - Château et beau parc. Restes de remparts.

La Boisssière : lacs de la Rouvière et des Mourgues.

Boussagues : est une sorte de musée possédant des débris de tous les styles d'architecture depuis le XIe siècle: restes de remparts ; maisons anciennes ; deux châteaux, deux églises, l'une du XIIIe siècle, l'autre des XVe s. et XVIe s. - Sur le Condoure, rocher à pic d'où, suivant la tradition, des huguenots furent précipités.

Brissac : abîme de Rabanel et lac de la Signole. - Château ruiné (belle vue).

Buzignargues : source de Fontbonne. - Ancien château.

 

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vendredi 22 février

Dictionnaire des communes commençant par la lettre A

Les chiffres de la population sont ceux du recensement de 1886 et ceux de "ce jour" pris dans le calendrier de la Poste 2013 : chiffres de la population en vigueur au 1er janvier 2012 (population municipale)
Vous remarquerez qu'en 1886, le classement par "Saint..." ne se faisait pas.

Abeilhan : 630 h et ce jour : 1327 h
Adissan : 548 h et ce jour : 936 h
Agde : 8 446h et ce jour : 24 031 h
Agel : 323 h et ce jour : 213 h
Agonès : 94 h et ce jour : 237h
Aigne : 423 h et ce jour : 262 h
Aigues-Vives : 654 h et ce jour : 422 h
Aires (Les) : 542 h et ce jour : 563 h
Alignan-du-Vent : 1 139 h et ce jour : 1 518 h
André-de-Buèges (St) : 119 h et ce jour : 53 h
André-de-Sangonis (St) : 2 548 h et ce jour : 5 175 h
Aniane : 2 582 h et ce jour : 2 754 h

Arboras : 129 h et ce jour : 95 h
Argelliers : 296 h et ce jour : 878 h
Aspiran : 1 214 h et ce jour : 1 367 h
Assas : 249 h et ce jour : 1 541 h
Assignan : 243 h et ce jour : 188 h
Aumelas : 228 h et ce jour : 479 h 
Aumes : 452 h et ce jour : 430 h
Aunès (St) : 335 h et ce jour : 3 030 h
Autignac : 955 h et ce jour : 836 h
Avène : 1 147 h et ce jour : 301 h
Azillanet : 649 h et ce jour : 415 h

Précisions données selon les villages dans ce dictionnaire de 1886

Agde : sur le canal du Midi et sur l'Hérault (pont suspendu), au pied de la montagne volcanique isolée de St-Loup (au sommet du pic, phare à feu tournant, portée 27 milles), à 5 kil. de la mer. Eglise St-Etienne, XIIe siècle ; à l'extérieur, larges arcades évidées en mâchicoulis (les plus anciens que l'on connaisse) ; intérieur voûté en berceau ogival. - Ilot basaltique de Brescou (feu fixe, portée 10 milles). - 2 phares à feu  fixe, à l'embouchure de l'Hérault.

André-de-Buèges (St) : église du XIIIe siècle - Roc Blanc (943 mètres) - Sites pittoresques.

Aniane : arrondissement de Montpellier, sur la Corbières, à 1 kil. de l'Hérault (magnifique défilé). - Restes (maison de détention) d'une abbaye fondée en 780, mais reconstruite au XVIIIe siècle, et dont l'église est devenue celle de la ville. - Dans une maison, collection de chapiteaux et de colonnettes provenant de Saint-Guilhem-le-Désert. - Lac de Mas-Nau.

Arboras : château moderne avec deux anciennes tourelles.

Assas : Vieux château. - Eglise romane.

Aumelas : ruines d'un château fort du XIe siècle et d'une église du XIIe siècle.

Aunès (Saint) : église militaire de Tibère.

Avène : établissement d'eaux minérales.

Azillanet : grotte de la Coquille.

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jeudi 31 janvier

Sous le ciel de Languedoc

Colline, sous tes pins que balancent les brises,
Sur la lavande et sur le thym,
Devant ces grands rochers dont les arêtes grises
Se profilent dans le lointain,

Il me souvient de soirs lumineux de septembre,
De troupeaux perchés sur un roc,
De l'Hérault, de sa plaine où rougissent les pampres
Et du beau ciel de Languedoc.

Cyprès aux troncs rugueux, votre ombre m'est chère 
Sous le beau ciel d'été,
Je passerais des jours couché sur votre terre, 
Loin de toute cité.

Le village n'est plus qu'un toit gris dans la plaine,
Devant la colline des pins,
Le vent qui vient des monts parfume son haleine
De lavande et de romarin.

Les oliviers givrés qu'habitent les cigales
Se groupent au flanc des coteaux
Et tout près pousse un champ de fleurs pauvres et pâles
Entre les pierres des tombeaux.

O morts abandonnés des humaines mémoires,
Splendides dans votre fierté,
L'ombre de ces cyprès aux cîmes presques noires 
Vous bénit pour l'éternité.

Dans la garrigue, ô mas entouré de lavande,
De chênes verts et de cyprès,
A l'ombre de son toit mon âme te demande
Quel est le secret de ta paix.

Et tu réponds : "De l'aube au serein crépuscule,
Grisé d'un idéal soleil,
Je n'entends dans le thym que le pas de la mule
Près de la vigne au fruit vermeil."

Pierre ROSSILLON 

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Ces vers traduisent avec émotion le charme et la beauté du paysage languedocien. L'auteur évoque les vignobles féconds que l'automne rougit, la colline odorant sous les cyprès rigides, le chant des cigales dans les oliviers gris, les tombeaux épars, le petit "mas" silencieux dans la grande paix de la campagne lumineuse.

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lundi 28 janvier

Le boeuf de Mèze

L'histoire du boeuf de Mèze dit qu'un habitant des Mourgues, quartier autrefois isolé de toute habitation, possédait un boeuf pour la culture de son terrain, et que cet animal étant mort on conserva sa peau comme une relique qui fut étendue sur un mannequin en bois et soigneusement conservée dans la famille. 
Il en fut du boeuf comme des autres animaux fantastiques de Pézenas, Loupian et autres villes du midi, il servit d'abord d'allégorie religieuse et lorsque cessèrent les saturnales qui se célébraient dans les églises chrétiennes le boeuf était de tous les amusements profanes, rôle qu'il conserve depuis cette époque. Lorsque le peau primitive fut usée, on construisit un boeuf colossal que l'on recouvrit d'une toile simulant la tête avec les cornes, sous laquelle se logèrent les hommes chargés de porter cette carcasse.
Le boeuf est manoeuvré par huit hommes, quatre de chaque côté ; il est formé par une grande toile brune qui descend jusqu'à terre et cache les porteurs. Un homme est chargé de faire mouvoir la tête et les mâchoires au moyen d'une gaule, et un autre, tenant entre ses mains un baril recouvert d'une peau d'âne tendue, traversée au milieu pur une corde goudronnée, imite, en faisant glisser cette corde entre l'index et le pouce un mugissement assez pareil à ceux des boeufs. Au dehors un conducteur ou cornac, armé d'un long aiguillon, commandes les évolutions à faire.
A un moment donné, sur un signal du conducteur, le boeuf se met à courir, et gare à qui se trouve sur son passage ! il est impitoyablement renversé, au grand contentement des spectateurs.
Le boeuf est de toutes les fêtes publiques, comme il était autrefois des fêtes religieuses. On raconte que Thédise, évêque d'Agde, après avoir reçu en don du fils de Montfort, Amaury, la seigneurerie de Mèze, se rendit dans sa baronnerie, et le boeuf vint lui faire acte de soumission, à la tête des consuls de la ville. En 1562, il figura dans le cortège du prince de Condé, passant à Mèze ; en 1581, dans celui des seigneurs de Montpellier, Agde et Mèze ; lors de l'écroulement de la chapelle des Pénitents ; en 1701, au passage des princes de Bourgogne et de Berry et des rois et des reines qui traversaient la ville. Il a dansé le Ça-ira, la reine Hortense, le Roi vaillant, la Marseillaise ; aussi tout le monde aime et chérit à Mèze un boeuf si accommodant.

Extrait des Publications sur l'Histoire des Communes d'Albert Fabre, architecte-historien régional.

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samedi 26 janvier

Pont de Gignac sur l'Hérault

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jeudi 24 janvier

Grands savants héraultais

BALARD (Antoine-Jérôme) savant chimiste, est né à Montpellier en 1802. Professeur de chimie à Montpellier, il se signale en 1826 par la découverte du brome, puis devint professeur à la Faculté des sciences de Paris, au collège de France et membre de l'Académie des sciences. Il a rendu les plus grands services aux arts industriels en extrayant directement de l'eau de mer le sulfate de soude avec lequel on prépare la soude factice et les sels de potasse. Travailleur modeste et infatigable, Balard n'a écrit que des mémoires scientifiques.

FLOURENS (Pierre-Jean-Marie) physiologiste et académicien, est né à Maureilhan en 1794. Il fut reçu docteur en médecine à la Faculté de Montpelleir à l'âge de 19 ans. Peu de temps après il se rendit à Paris où il fut mis en relation avec Cuvier qui le protégea contamment. Il suppléa Cuvier en 1828, au collège de France et deux ans plus tard, dans sa chaire d'anantomie humaine au Muséum. En 1828 il avait été admis à l'Académie des sciences ; en 1833, il y remplaça, comme secrétaire perpétuel, son maître Cuvier. Enfin en 1840 il fut élu membre de l'Académie francçaise, ayant pour concurrent V. Hugo.
Les travaux de Flourens sont considérables. Le premier, il est l'idée des localisations cérébrales et indiqua le cervelet comme siège des forces qui règlent et coordonnent le mouvement et la station. Ses découvertes sur le périoste et la formation des os ont ouvert une voie que la chirurgie moderne a développée et fécondée par d'heureuses applications. Il contribua beaucoup en outre à l'emploi du chloroforme comme anesthésique chirugical.

PLANCHON (Jules-Emile) botaniste et agronome né à Ganges en 1823. Il se rendit en Angleterre et y fut nommé conservateur du jardin botanique de Kew. Professeur à l'institut horticole de Gand, pius à l'école de médecine et de pharmacie de Nancy, il alla occuper, en 1853, la chaire de botanique à la Faculté de Montpellier. Directeur de l'école de pharmacie de cette ville, membre de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine, il est surtout populaire pour avoir découvert et décrit le phylloxera de la vigne. C'est grâce à lui qu'on utilisa les plants américains comme porte-greffes et qu'on put reconstituer le vignoble presque entièrement détruit.
Planchon mourut à Montpellier en 1888. On lui a élevé un monument dans le square de la gare. Le buste du savant repose sur une stèle ; un vigneron reconnaissant tend à son bienfaiteur une belle grappe de raisin.

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