Département Hérault

Le département de l'Hérault en photos, histoire, anecdotes, légendes, cuisine, mes promenades

dimanche 05 juillet

BONNES VACANCES - A BIENTOT

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mercredi 01 juillet

T'hallucines, Eugène !

Insolites, inattendus, bizarres... Il est des endroits comme ça où l'on a peine à croire ce que l'on voit. L'Hérault en compte quelques uns, à découvrir en famille. Idées sorties originales !

Num_riser0001Ce village n'est pas sur une carte. Il existe pourtant bel et bien ! Ses habitants y vivent paisiblement, à la manière d'autrefois. La bergère et le maréchal-ferrant y côtoient le cordonnier et la couturière.
Bienvenue au village occitan de Camarière ! Sa mairie, sa poste, sa caserne de pompiers. Cette reconstitution à taille réelle est l'oeuvre de l'artiste Henri Galtier. Vous pouvez l'admirez depuis la route de Nize, près de Lunas. Pensez à prendre vos jumelles, vous profiterez de tous les petits détails placés ça et là par l'artiste.Num_riser0003

Ceci est un chat. A l'instar de la Dame Blanche de la route de Palavas, mais beaucoup moins effrayant, le chat de Saint-Clément-de-Rivière n'est visible qu'au coucher du soleil, au croisement de l'avenue de Bouzenac et de la rue Helios. Le verrez-vous ?

Num_riser0002Et soudain, une sculpture ! A Fontès se trouve le CLAC, Centre local d'art contemporain. Ici, point de galerie ou de salle d'expo. Mais un plateau basaltique de 2,5 hectares, habité par une vingtaine de sculptures monumentales. La visite prend des allures de balade ponctuée de surprise. L'accès au site est libre, mais pour 2 euros, Véronique, du CLAC, propose une visite commentée passionnante. Toujours téléphoner avant de prévoir baskets, casquette et bouteille d'eau.
Plus d'infos : 04 67 25 27 33 et clac34.org

La pente qui monte. Là-bas, on l'appelle la curiosité de Lauriole. Cette petite portion de route, après Fauzan (à 6 km à l'ouest de Minerve,) continue de faire couler beaucoup d'encre. Phénomène paranormaNum_riser0004l pour les uns, magnétique pour les autres, il s'agit en fait d'une illusion d'optique amusante. Le mieux pour s'en rendre compte est de se placer en voiture en haut de la route et d'avancer en première vers l'épingle à cheveu. Vous aurez alors l'impression de descendre. Là, se mettre au point m ort et lâcher le frein à main. La voiture va "monter la côte" toute seule.
Plus d'infos : herault.fr

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jeudi 11 juin

Saint-Guilhem-le-Désert

Num_riser0010Le village de Saint-Guilhem s'est construit peu à peu autour de la puissante abbaye bénédictine fondée en 804 par Guillaume duc d'Aquitaine, alias Guillaume d'Orange, le héros des chansons de geste.
Saint-Guilhem, qui possédait un fragment de la vraie croix, fut un des sanctuaires ordinairement visités par les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle, à tel point qu'au début du XIIe siècle elle devint l'un des pèlerinages imposés aux Albigeois qui avaient abjurés leur hérésie.
L'abbaye, victime de déprédations au moment des guerres de religion, fut rattachée à l'évêché de Lodéve. Les bâtiments abbatiaux furent ruinés à la Révolution.
La petite ville qui s'étire le long des gorges du Verdus, en dessous des ruines du château du Géant, est l'objet de soins attentifs qui ont abouti à la restauration complète des maisons. Dès lors, une activité renaît, des échoppes d'artisans d'art s'y créent, un hôtel-restaurant y accueille le touriste.
On aborde l'admirable église de Saint-Guilhem par le chevet, dont les proportions sont parfaites avec sa large abside couronnée de dix-huit niches profondes au-dessous desquelles les trois fenêtres,
Num_riser0011 séparées par des contreforts, sont encadrées par des chapiteaux qui sont une véritable dentelle de pierre. La façade de l'église est précédée d'un porche du XIIe siècle et surmontée d'une tour du XVe siècle.
A l'intérieur, la nef, haute de 15 mètres, est voûtée d'un splendide berceau en plein ceintre. Remarquer les belles orgues classiques de la fin du XVIIIe siècle.
Saint-Guilhem-le-Désert est, sans conteste, l'une des plus pures merveilles de l'art roman de France.

mardi 02 juin

Monogrammatiques au moyen-âge

L'étude des signature depuis le XIe siècle jusqu'à nos jours serait des plus intéressantes et des plus curieuses ; l'époque romane et du moyen-âge fourniraient des documents nombreux. Alors l'écriture sur parchemin était stylée d'une manière très correcte, et le signataire ne manquait point, par des enluminures à prouver son habileté.Num_riser0001
Nous avons trouvé dans les archives de la commune de Roujan un de ces dessins sur un acte de parchemin du XIVe siècle (1330)dont la reproduction suffira à prouver le soin que les écrivains apportaient dans l'inscription des actes.
Les registres des délibérations sont remplis à chaque page de signatures, le plus grand nombre en croix. Les secrétaires avaient soin d'ajouter au-dessous le  plus souvent le nom de l'individu. D'autres, par leur forme, ne laissaient aucun doute sur la profession du signataire : le maréchal-ferrant prenait le fer à cheval pour marque, celui qui possédait un troupeau figurait un mouton, le meunier les ailes de son moulin ; très souvent les attributs du patron de la paroisse inspiraient ceux qui ne savaient pas écrire. A Roujan le gril de Saint-Laurent se voit au bas des délibérations.
Les carrés, les arcs, les demi-ronds, les losanges, les lignes parallèles barrées en croix, enfin toutes les figures géométiques sont employées. Les initiales sont rares, on les voit apparaître plus nombreuses dans le XVIe siècle.
Au XVIIe siècle, des signatures la plupart illisisibles, mais indice de commencement d'instruction parmi le peuple ; au XVIIe siècle, on ne les voit que de loin en loin et, pour l'honneur de notre pays, et celui dont le manque d'instruction ne lui permet pas de signer son nom n'accepte que bien rarement des fonctions municipales.

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mercredi 20 mai

Pourquoi y a-t-il des orages et comment se forment-ils ?

Éclairs, tonnerre, coups de foudre : notre région connaît bien les orages, surtout en été, lorsqu'il fait très chaud. Gaffe, le ciel nous tombe sur la tête.

C'est notre spectacle son et lumière à nous, signe que les vacances filent, comme les étoiles, en ces derniers jours d'août. Il a fait chaud, au crépuscule le ciel s'obscurcit, les nuages deviennent enclumes, le vent se lève. Tout à coup, Zorro nous fait une belle signature lumineuse dans le ciel, quelques secondes après, boum badaboum !Num_riser0011
Éclair et tonnerre ne sont que les enfants du coup de foudre, gigantesque décharge électrique entre un nuage et la terre. Un air très froid, là-haut, recouvre un très chaud, près du sol. La base du nuage accumule les charges négatives alors que le sol se charge positivement. Ces charges opposées s'attirent l'une l'autre. Lorsqu'elles se rencontrent, c'est la foudre. C'est elle le danger dans l'orage, pas le vacarme du tonnerre ni le show des éclairs.
Sur le passage de l'arc électrique entre le nuage et le sol, les gaz sont chauffés à 30 000°. Si quelque chose dépasse du sol, cela attire la foudre : arbres isolés, zones surélevées... C'est pour cela qu'on vous recommande de ne pas vous abriter sous un arbre. Ni près d'une clôture en fil de fer, trop bon conducteur d'électricité...
En revanche, une voiture, vitres fermées, antenne radio démontée, est assez sûre. Elle forme une "cage de Faraday" par sa structure métallique close, qui isole de la foudre. Un bon plan... sauf pour les décapotables.

Il est loin l'orage ? Deux méthodes pour évaluer à quelle distance approximative vous êtes de l'orage :
- Comptez combien de secondes séparent la vision de l'éclair du bruit du tonnerre et divisez par 3. Vous avez la distance évaluée en km. Ex. : 6 sec. divisées par 3 = 2 km.
- Ou nombre de secondes x 300 = distance en mètres. 6 sec. x 300 = 1 800 m.

La citation : Ceux qui sont pour la liberté mais contre l'agitation sont des gens qui veulent avoir la pluie, sans les orages. Mark TWAIN

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mardi 19 mai

Le lac du Salagou, pour quoi faire ?

En construisant le barrage il y a 40 ans, les pouvoirs publics avaient deux idées en tête : contenir les crues du Salagou, affluent de l'Hérault, et permettre l'irrigation de la vallée. Au-delà de ces deux missions, le lac, la propriété du Département, a aujourd'hui une vocation essentiellement touristique. "C'est le syndicat mixte de gestion du Salagou qui pilote l'aménagement du site en concertation avec ses habitants et ses utilisateurs."

* La vallée du Salagou est un site classé
Elle offre un patrimoine géologique et paléontologique remarquable, puisqu'on y trouve des fossiles antérieurs aux dinosaures.

* Pour développer
Une activité touristique respectueuse des lieux, les berges vont être aménagées : aire de stationnement, aires pour camping-cars, table de pique-nique, toilettes sèches...

* Le site reçoit 250 000
Visiteurs par an, dont 150 000 l'été. Le syndicat mixte ne cherche pas à accroître le nombre mais plutôt la qualité de leur accueil.

* Avec 1 m3 turbiné par seconde, le barrage assure une petite production électrique.

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samedi 16 mai

Une étoile est née dans mon jardin de l'Hérault

Non ce n'est pas moi, ça c'est fait depuis déjà un certain nombre d'années !
Cette photo pleine de pureté, pour vous remercier de vos passages sur mon blog et de vos commentaires.
Je vous souhaite un excellent week-end à toutes et à tous.

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mercredi 06 mai

La croix de Saint-Félix

Num_riser0003Cette croix, qui peut vous paraître insignifiante, a pourtant une histoire intéressante. A la Révolution, cette croix fut détruite et les pierres furent emmenées au village de Montarnaud pour édifier un abreuvoir et une mangeoire. Bizarrement, les pierres se vengent, et ce sont une quinzaine de chevaux qui, dans la même année, meurent après s'être désaltérés dans l'abreuvoir. Le curé, appelé pour désenvoûter la construction, évoque la colère des dieux et demande la reconstruction immédiate de la croix.
Celle que vous pouvez admirez maintenant n'est qu'une des nombreuses répliques, l'originale ayant été dérobée puis remplacée cinq fois de suite sans attirer paraît-il la malédiction divine.

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lundi 04 mai

Nous sommes le premier bruit du jour

Autrefois,  au lieu d'un moteur, les gens entendaient le grelot de l'âne attelé au tombereau :
"Balandrin-balandran ! Balandrin-balandran !"Num_riser0001
C'était peut-être plus agréable, mais la toilette de la ville prenait plus longtemps. Et Montpellier n'était pas aussi grand qu'aujourd'hui. Maintenant, il y a moins de poésie... mais il y a davantage d'ordures.

Alors, quand un peu plus tard je vois toutes ces lumières allumées dans les maisons, cela me laisse rêveur, et je pense :
"Tiens, ils sont en train de se parfumer... Mais ici, ça ne sent pas la rose !"

Vous vous demandez peut-être depuis quand on se préoccupe de ramasser les détritus dans les rues ? Sachez que ça ne date pas d'hier.
Montpellier a environ mille ans. Mille ans que le Clapàs se lave les pieds dans le Verdanson !
Eh bien, voilà au moins huit cents ans que les autorités municipales répètent : "Gens de Montpellier, gardez votre ville propre !"

C'est ainsi qu'en 1205 il fallut nommer deux employés "pour garder les rues".
Un vieux registre en occitan précise :
1 - Les rues et les murs en ruines, les égouts, voies et fossés seront aménagés et améliorés.
2 - Les tas de fumier seront transportés hors de la ville.
3 - Que personne n'ose élever les porcs dans l'enceinte de Montpellier.

Il n'y a plus e porc, non, mais il y a des chiens qui font partout. Et ne reste-t-il pas quelques petits cochons ?

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mercredi 29 avril

La Méridienne

C'est un pont de béton dressé sur ses piliers
Aux lignes épurées qui franchit singulier
Le fleuve émeraude en sa large vallée
Reflétant sur son cours l'imposante culée.

Bien ancré sur les rives il flotte vaporeux
Ouvrant majestueux cet horizon heureux
D'un bourg brumeux serti de moult vestiges
Fier de son passé aux somptueux prestiges.

Le tapis d'enrobé s'étire dédaigneux
Caressant Puech Courbi et son profil marneux
Livrant sur son tracé des secrets inouïs
Quand le soleil levant au loin vous ébloui.

La A 750 a choisi son parcours
Poursuivant son chemin sans halte ni détours
Perforant insensible les bois de chênes verts
Créant sur sa trouée de tragiques déserts.

Et en un tour de mains
Avide de soleil

La cohue cahotante aux moteurs endiablés
Impatiente fuira vers les plages ensablées
Traversant les garrigues aux puissants genêts d'or
Charriant en cohorte les blonds conquistadors.

Bataves ou germains
Plein de morgue et d'orgueil.

Jean-Marcel JOVER - Maire de Gignac

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mardi 28 avril

Lac du Salagou, la Lergue, et autour

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vendredi 24 avril

Votre Graphiste Gratuit

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mardi 10 mars

Ile de Saint-Eloi

En reprenant depuis la rue four St Eloi l'autre côté de celle de la Providence, nous trouvons la grande île de l'Hôpital St Eloi aujourd'hui délimitée par ces deux rues, et par celle de l'Ecole Mage et de la Blanquerie. Elle est formée de trois plus petites qui ont porté les noms de Tessié, de Tessiera et de Bocha, de Favié, de Prodome, enfin de l'Ecole Mage.
La rue aujourd'hui appelée Fontanon se prolongeait autrefois jusqu'au delà de la rue de l'Ecole Mage et était continuée en quelque sorte par la rue Fenouillet. Avant d'être inféodée à l'hôpital St Eloi, cette partie de rue  fut fermé par le milieu et forma deux impasses, l'une du côté de la rue four St Eloi, l'autre du côté de la rue Ecole Mage. Au sud de l'île qu'elle formait avec ces deux rues et celle de la Providence, il y eut jusqu'à la Révolution le couvent de la Providence, destiné à recevoir et à instruire dans la religion catholique les nouvelles converties, qui a donné le nom à la rue. Cette maison était dirigée par une sorte de communauté mixte comprenant des soeurs du couvent de St Charles, et des personnes séculières. Vendu comme bien national, le monastère de la Providence devint un moment résidence épiscopale avant l'acquisition de  l'évêché de la rue des Carmes.(1)
La maison du Refuge ou du Bon-Pasteur, qui occupait au Nord l'autre partie de l'île, était, comme l'indique son nom, une maison de refuge pour les filles de mauvaise vie, enfermées précédemment à l'hôpital général. Le 26 août 1732, pour créer cette maison, fut acheté à M. de Fontanon un local servant de manège, près de l'immeuble de M. de Murles.(2)
Comme la rue Fontanon, celle de la Confrérie, autrefois de l'ancienne boucherie - au moins dans cette dernière partie - finissait à la rue de l'Ecole Mage. Dans l'île qu'elle formait au levant furent établies les Petites maisons ; on jeta un pont sur la rue pour les faire communiquer avec l'hôpital St Eloi dont elles dépendaient. Le prolongement de cette rue à travers le palais universitaire ancien hôtel-Dieu est facile à suivre sur le mur de droite de la seconde cour vis-à-vis l'ancienne maternité.(3)
La rue Restouble ou Verdale se continuait par une impasse, peut-être une rue plus anciennement, à travers l'hôpital, dans la partie où était l'Ecole Mage, derrière la chapelle que bénit Mgr de Malide le 18 mars 1780, devenue aujourd'hui musée des Moulages.

(1) - En 1810, l'hôpital St Eloi acheta la maison Blouquier ci-devant de la Providence pour agrandir l'hôpital St Eloi, où les insensés et les militaires se trouvaient à l'étroit.
(2) - Le Refuge fut acheté pour être annexé à St Eloi en 1793.
(3) - On voit encore une de ces tours ou terrasses couvertes qui émergeaient des toits des anciennes maisons.

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Pézenas

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vendredi 09 janvier

La Barbe Impossible (une anecdote sur Molière)

Sans quitter le fauteuil du barbier Gély d'où il observe, contemple et enregistre, d'où il assiste à un spectacle changeant sans cesse, Molière voit entrer le message d'Aniane, un lourdaud, client habituel de la boutique.
Maître Gély court la pratique en ville, et Molière, seul, assis dans son fauteuil, est plongé dans une longue rêverie. Le messager le prend pour un garçon nouvellement entré chez son ami, et lui dit brusquement de le servir.
Molière s'excuse, veut expliquer la méprise ; mais sans l'écouter, le messager lui tourne le dos, dénoue sa cravate, s'assied, et lui intime une seconde fois l'ordre de l'accommoder, et tôt ! En présence d'un original si opiniâtre, Molière feint de se rendre, et, familier avec tous les accessoires de la boutique, il apprête les rasoirs, la houppe, passe même la serviette de rigueur. Jusque-là, tout allait pour le mieux. Mais tandis que la savonnette jette sa mousse et que le lourdaud se prélasse sur son siège, Molière, entame une lamentable histoire de vols, d'incendie, de brigandages; histoire à glacer les coeurs les plus intrépides. Ce sont les routiers, les huguenots, les bandouliers (bandits) qui, descendant des Cévennes, ont envahi le pays bas, et mettent tout à feu et à sang !
Absent depuis quelques jours de son domicile le messager croit à ces désastres ; une émotion profonde l'agite... il pâlit !... les muscles de son visage se crispent !... sa peau devient rugueuse, et le rasoir refuse de glisser !... Mais Molière n'avait pas encore atteint le but qu'il s'était proposé. Il assombrit un peu plus les teintes de son tableau, et les derniers paroxysmes de la peur ne tardèrent pas à s'emparer du messager. Hors de lui, il arrache convulsivement la serviette, se débarbouille comme il peut la savonnade, abandonne chez Gély sa cravate, en signe de défaite, se sauve, et ne reparaît que longtemps après dans l'office du barbier. Lorsque ensuite Molière raconta aux habitués de Gély ce qui venait de lui arriver, d'un commun accord et en riant aux éclats, tout l'aréopage convint d'appeler cette scène : la Barbe impossible ; et c'est sous ce titre qu'elle fut transmise de génération en génération, jusqu'à l'époque où Cailhava la recueillit.

Cailhava d'Estandoux, auteur dramatique et littérateur gai et spirituel. Il a écrit des Etudes sur Molière.

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mercredi 31 décembre

Ocelot de la serre amazonienne de Montpellier

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L'amitié n'exige rien en échange, que de l'entretien.

Georges BRASSENS

MES MEILLEURS VOEUX DE BONHEUR ET DE REUSSITE POUR CETTE NOUVELLE ANNEE.

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dimanche 07 décembre

Vendange

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Création de mon ami Remy :

http://remypsp.canalblog.com

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samedi 04 octobre

Montpellier et ses trois caractères essentiels

Parmi les grandes cités languedociennes c'est Montpellier certainement qui présente au Moyen Âge la physionomie la plus originale : ville marchande, ville savante, capitale, tels sont les caractères qui rendent son histoire particulièrement intéressante.

Montpellier n'est pas une ville très ancienne. C'est au Xe siècle seulement que sur deux faibles hauteurs, au milieu d'une étroite plaine fertile qu'encadrent les garrigues et les étangs, deux bourgades modestes, Montpellier et MontpellieretMonptpellieret, ont apparu héritières probables de l'antique Maguelone qui se mourait au bord de la mer.
Mais justement la mer est toute proche et plus proche encore ce port de Lattes où le Lez navigable rejoint, par les étangs et par la Grau, la large mer. Et la route qui conduit vers Saint-Jacques-de-CompostelleSaint-Jacques-de-Compostelle, variante de l'ancienne voie Domitienne, passe entre les deux bourgades, à proximité d'un sanctuaire dédié à la Vierge qui prendra bientôt, des comptoirs que les changeurs disposent au pied de ces murs, le nom de Notre-Dame des Tables. Et la double colline, en ces temps, s'appelle "Mons PestellariusPestellarius", le mont du Pastel.
Un sanctuaire, une route, un port, une matière colorante : ces éléments favorables rapprochent les deux bourgs en une seule ville, et font une station de pèlerins, un marché, un centre vite florissant de l'industrie drapière et du commerce. Les marchands de Montpellier sont nombreux à toutes les foires du continent, dans tous les comptoirs de la Méditerranée. Ainsi se marque, dès l'origine, l'un des caractères essentiels que Montpellier a gardés au cours des siècles : Montpellier est une ville marchande.
Cependant, par la route et par le port, les médecins lui viennent d'Espagne et de Salerne, les juristes de Bologne et de Plaisance, et bientôt toute l'Europe souffrante et pensante, les étudiants accourent nombreux à ses écoles. Et c'est, dès le même temps, un autre des caractères essentiels et durables de Montpellier qui s'affirme ainsi : Montpellier est une ville savante.
Le XIIIe siècle qui lui donne pour seigneur l'illustre roi d'Aragon, Jaime le Conquérant, né dans les murs de la fille du dernier Guilhem (1), voit en 1204 l'établissement des ses libertés municipales, en 1220 la reconnaissance par le légat pontifical des statuts de son Université de Médecine, en 1289 le groupement de toutes ses écoles en Université par le pape Nicolas IV, en 1293 le début de l'administration directe du roi de France. Et dès lors, Montpellier, qui est la ville la plus importante et la plus riche du nouveau domaine royale, de la nouvelle province du Languedoc méditerranéen, manifeste cet autre caractère essentiel qui lui appartient toujours : Montpellier est une capitale.

Louis GUIBAL

(1) Marie, mariée à Pierre II d'Aragon

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dimanche 21 septembre

Supplice de Dalençon à Montpellier

Le Bas-Languedoc et les Cévennes sont dès le début de la Réforme l'un des principaux foyers du Calvinisme. Vers 1536, les prédicateurs et les Evangélistes venus de Genève apportent des doctrines nouvelles. C'est surtout parmi les lettrés (public des universités, clergé régulier) que se recrutent les précurseurs de la religion réformée.

Le 15 octobre 1554, Guillaume Dalençon, de Montauban, fut dégradé. C'était un prêtre converti qui avait apporté de Genève des livres et qui séjournait depuis longtemps en prison. Revêtu de son costume ecclésiastique, il monta sur une estrade où l'évêque était assis. Après mille cérémonies et la lecture de nombreux passages en latin, ses ornements sacerdotaux lui furent enlevés et remplacés par des habits séculiers. On lui rasa la tonsure ; on lui coupa deux doigts, puis il fut livré à la justice civile qui l'appréhenda sur le champ et le ramena dans son cachot. Le 6 janvier 1555, il fut condamné à mort et l'après-midi même il fut supplicié.
"Un homme porta Dalençon sur ses épaules, hors de la ville, non loin d'un couvent, à la place des exécutions où était dressé un monceau de bois. A la suite de Dalençon marchaient deux prisonniers : un tondeur de draps en chemise, avec une botte de paille liée derrière le dos, et un homme de condition fort bien accoutré. Dans leur égarement, tous deux reniaient la vraie foi. Pour Dalençon, il ne cessait de chanter des psaumes. Arrivé devant le bûcher, il se déshabilla lui-même jusqu'à la chemise, rangea ses vêtements dans un coin, avec autant d'ordre que s'il eût dû les remettre, et se tournant vers les deux hommes qui voulaient abjurer, il leur adressa des paroles si sérieuses que sur le visage du tondeur de draps la sueur coulait en gouttes de la grosseur d'un pois. Ce que voyant les chanoines qui faisaient cercle, montés sur des chevaux ou des mules, lui commandèrent de fuir. Alors, il s'élança d'un air allègre sur le bûcher et s'assit au milieu. Par un trou pratiqué dans l'escabeau passait une corde ; le bourreau la lui mit au cou, lui lia les bras au corps et alluma le bûcher, après avoir jeté dessus ses livres apportés de Genève. Le martyr restait paisible les yeux tournés vers le ciel. Au moment où le feu atteignit les livres, le bourreau tira la corde et serra le cou du patient ; la tête s'inclina sur la poitrine. Dès lors Dalençon ne fit plus un mouvement.
Placés au premier rang les deux prisonniers ne perdirent rien du spectacle et durent avoir chaud. On avait dressé, à côté de l'église Notre-Dame, une estrade sur laquelle était placée le Vierge. C'était devant cette image que les captifs devaient se rétracter. Après une longue attente, la foule n'en vît paraître qu'un seul ; le tondeur de draps refusait d'abjurer, réclamant de toutes ses forces qu'on le mît à mort sans rémission, parce qu'il avait failli. L'autre qui paraissait être un personnage de qualité, monta sur l'estrade et s'agenouilla devant la Madone un cierge allumé à la main. Un notaire lui lut quelque chose et il y répondit. Il eut la vie sauve, mais il fut envoyé aux galères. Le mardi suivant, on procéda contre le tondeur de draps, qui fut étranglé et brûlé de la même sorte que Dalençon. Il montra une grande fermeté d'âme et un singulier repentir d'avoir pensé un moment à se rétracter. Ce jour-là il pleuvait, le bois ne voulait pas flamber ; et comme le patient, étranglé à moitié seulement, endurait d'atroces souffrances, du couvent voisin les moines apportèrent de la paille. Le bourreau la prit et fit chercher de la térébenthine pour activer le feu. Je voulus reprocher aux domestiques d'avoir livré cette térébenthine ; ils me conseillèrent de me taire, vu qu'il pouvait m'en arriver autant puisque j'étais luthérien.

Extrait des Publications sur l'Histoire des Communes, d'Albert FABRE, architecte-historienarchitecte-historien régional

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mercredi 17 septembre

Canal de Gignac

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