Département Hérault

jeudi 14 mars

Le club de la fourchette

A Sète, on le sait, la gastronomie est le domaine réservé du sexe dit fort. Le rite "manducatoire" et agréable de la Baraquette où Maurice Chauvet voyait le symbole de l'indépendance masculine est toujours vivace. Le Club de la Fourchette, à la Pointe-Courte, renoue avec cette noble tradition et ne cherche pas à cacher hypocritement, ses intentions sous couvert de culture, de sports ou de philatélie. Son but, ses intentions, ses statuts ne laissent planer aucun doute. Il s'agit de faire des banquets entre homme seulement. Presque aussi fermé que le Jockey-Club, le snobisme en moins, ses membres se recrutent uniquement et par parrainage auprès du sexe masculin. Les femmes comme au Mont-Athos et comme à Athènes du temps de Socrate, y sont interdites afin de ne pas troubler la sérénité du climat, la bonne marche des réunions et la digestion des clubmen. Le numerus clausus est fixé à 20 personnes : la moitié de l'académie française. Mais comme ces "immortels" de la fourchette mangent chacun comme quatre et bavardent pareillement, les locataires du quai Conti perdraient, dans une confrontation, quelques pans de leur habit vert.
Le président de cette aimable confrérie, c'est celui qui mange le plus, Henri Bani dit l'amiral est élu à vie mais les décisions, date des repas, composition des menus, sont prises par l'ensemble de l'assemblée. Les séances gastronomiques durent en général toute la journée et les sociétaires doivent verser 5 francs par semaine.
Le Club de la Fourchette, hormis le végétarisme considéré comme une hérésie mortelle et combattu comme telle, ne privilégie pas un mets plus qu'un autre. Le poisson et les viandes font alternativement les frais des assemblées générales. Le profane a difficilement accès aux archives du club (procès-verbaux de séances, etc...), cependant, certaines fuites lui permettent de connaître le déroulement des réunions par le menu.

Menu du dernier banquet :

- Coquillages
- Langoustes à la mayonnaise
- Langoustes à l'américaine
- Omelette aux champignons
- Fruits
- Fromages
- Gâteaux

Le tout arrosé de plusieurs "doigts" d'un bon vin. Les membres du Club de la Fourchette se retrouvent aussi bien aux repas organisés par des sociétés concurrentes mais néanmoins amies : repas du club de football, du club de pétanque, du club des joutes... On le voit, le Club de la Fourchette s'il est fermé n'est pas sectaire.

Connaissance du pays d'oc - Mars/Avril 1975

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jeudi 28 février

Le financier de la Révolution : CAMBON

Pierre-Joseph Cambon, est né à Montpellier en 1756, d'un riche marchand de toiles de coton. Il dirigea avec ses frères la maison de commerce de son père. Député suppléant aux Etats généraux, il obtint, au moment de la division de la France en départements, que Montpellier fût le chef-lieu de l'Hérault.
Lors de la fuite de Varennes, il demanda avec les autorités de l'Hérault, de proclamer la République.
Élu à la Législative, il se spécialisa dans les questions financières. Il fit décréter, le 9 février 1792, le séquestre des biens des émigrés. Député à la Convention, il surveille attentivement les marchés passés par le ministre de la guerre pour les fournitures militaires, fait casser les contrats signés avec ces fournisseurs par le général Dumouriez. Appelé au premier comité de salut public, il travailla à la réorganisation militaire.
Indépendant et courageux, il a dénoncé les appels de Marat au meurtre de septembre 1792, s'est opposé à la création du Tribunal révolutionnaire, n'a pas hésité à se placer au milieu des girondins, dont les sections demandaient l'arrestation le 2 juin 1793.
Membre du second comité de salut public, il s'attacha aux questions financières, fit supprimer la Caisse d'Escompte, la compagnie des Indes et toutes les sociétés par actions pour affranchir la République de la tutelle des financiers, fit fermer la Bourse et dissoudre la corporation des agents de change. Il propose, le 24 août, la création du Grand Livre de la Dette publique pour mettre un frein à la concurrence que les titres de créances royaux faisaient aux assignats et jeta les fondements de notre système financier actuel. Sévère contrôleur de la comptabilité publique, il exige de ceux qui manient les fonds publics une gestion sévère. Son contrôle infatigable tient lieu de la chambre des comptes supprimées ; il dénonce les marchés frauduleux de l'Espagne et la falsification du décret de liquidation de la Compagnie des Indes.
Exclu du comité des finances pendant la réaction thermidorienne, poursuivi à la suite de l'émeute du 1er prairial an III et accusé de conspirer contre la Convention, il put s'enfuir. Amnistié, il se retira à Saint-Jean-de-Vedas ; s'adonna aux travaux agricoles et mena, jusqu'en 1814, une vie paisible dans son village, refusant les fonctions que Napoléon lui proposa. Exilé en 1816, comme régicide, il se réfugia en Belgique et il mourut en exil en 1820. Ce financier indépendant et probe s'oppose nettement au juriste souple et complaisant qu'était son compatriote Cambacérès.

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dimanche 24 février

Dictionnaire des communes commençant par la lettre B

Les chiffres de la population sont ceux du recensement de 1886 et ceux de "ce jour" pris dans le calendrier de la Poste 2013 : chiffres de la population en vigueur au 1er janvier 2012 (population municipale)
Vous remarquerez qu'en 1886, le classement par "Saint..." ne se faisait pas.

Baillargues-et-Colombiers : 712 h et ce jour : 6 130 h
Balaruc-les-Bains : 775 h et ce jour : 6 622 h
Balaruc-le-Vieux : 512 h et ce jour : 2 046 h
Bassan : 586 h et ce jour : 1 607 h
Bauzille-de-la-Sylve (Saint-) : 460 h et ce jour : 820 h
Bauzille-de-Montmel (Saint-) : 282 h et ce jour : 936 h
Bauzille-de-Putois (Saint-) : 1 884 h et ce jour : 1 485 h
Beaufort : 266 h et ce jour : 178 h
Beaulieu : 504 h et ce jour : 1 641 h
Bédarieux : 7 320 h et ce jour : 6 564 h
Bélarga : 326 h et ce jour : 438 h
Berlou : 316 h et ce jour : 189 h
Bessan : 2 535 h et ce jour : 4 518 h
Béziers : 41 785 h et ce jour : 70 957 h
Boisseron : 572 h et ce jour : 1 599 h 
Boisset : 177 h et ce jour : 26 h 
Boissière (La) : 258 h et ce jour : 914 h
Bosc (Le) : 648 h et ce jour : 1 168 h
Boujan : 851 h et ce jour : 3 106 h (qui se nomme aujourd'hui : "Boujan-sur-Libron")
Bousquet-d'Orb : 1 825 h et ce jour : 1 601 h (qui se nomme aujourd'hui "Le Bousquet-d'Orb")
Boussagues : pas d'habitant recensé et n'est pas dans le calendrier des Postes.
Bouzigues : 1 146 h et ce jour : 1 575 h
Brenas : 154 h et ce jour : 44 h
Brès (Saint-) : 298 h et ce jour : 2 650 h 
Brignac : 241 h et ce jour : 682 h 
Buzignargues : 164 h et ce jour : 261 h

Il y a ce jour : Babeau-Bouldoux (294 h) et Brissac (615 h) qui n'existaient pas à l'époque. 

Précisions données selon les villages dans ce dictionnaire de 1886

 

Balaruc-les-Bains : station thermale (3 établissements) sur une péninsule de l'étang de Thau. - Hospice civil et militaire. - Gouffre d'Enversac.

Bassan : église à mâchicoulis du XIIe siècle. - Porte fortifiée du XIVe siècle. 

Bauzille-de-Montmel : restes du couvent des Mourgues.

Bauzille-de-Putois : grotte des Doumiselles . - Défilés de l'Hérault et de l'Alzon.

Beaulieu : tombeaux gallo-romains taillés dans le roc. - Chapelle de N.-D des Sept Douleurs.

Bédarieux : au confluent de l'Orb (viaduc du chemin de fer) et du torrent de Courbezou. - Eglise Saint-Alexandre, du XVIe siècle. - Eglise Saint-Louis, bâtie au milieu des constructions de l'hôtel-Dieu. - Ancien pont. - Belles promenades. - Grotte aux environs.

Béziers : sur une colline, au-dessus du canal du Midi, à 69 mètres. - Eglise Saint-Nazaire : tourelles fortifiées et créneaux ; transept et partie du vaisseau du XIIIe s. ; les deux premières travées O. et le choeur sont du XIVe s. ; gros clocher (46 mètres), tours de la façade (belle rose de 10 mètres de diamètre) et pourtour extérieur du choeur et de la nef couronnés de créneaux et de mâchicoulis ; sur le flanc Sud de la nef, beau cloître du XIVe s., dont les pinacles sont mutilés ; aux fenêtres, curieuses grilles du XIVe siècle. - Eglise Sainte-Aphrodise, du Xe siècle, en partie dénaturée au XIVe s. et XVe s. ; tombeau antique, en marbre gris, servant de cuve baptismale ; crypte. - Eglise la Madeleine (XIe s.) ; tableau de Coustou (Mort de Saint Joseph). - Eglise Saint-Jacques (XIe s.). - Eglise des Récollets, portail ogival du XVIe s.- Ancien évêché occupé par la sous-préfecture et le palais de justice. - Hôtel de ville (1742-1764) renfermant la bibliothèque, le musée et un riche médaillier. - Théâtre orné de sculptures par Gouin et de médaillons en terre cuite, par David d'Angers. - Statue en bronze de Riquet, par David d'Angers. - Colonne haute de 15 mètres, surmontée d'une statue de la Vierge. - Antique statue mutilée, en marbre blanc, de Pépezuc. - Vieux pont (XIVe s.).

Boisseron : sur la Bénovie, qui forme dans les hautes eaux de belles chutes sur un large escalier de rochers. - Château et beau parc. Restes de remparts.

La Boisssière : lacs de la Rouvière et des Mourgues.

Boussagues : est une sorte de musée possédant des débris de tous les styles d'architecture depuis le XIe siècle: restes de remparts ; maisons anciennes ; deux châteaux, deux églises, l'une du XIIIe siècle, l'autre des XVe s. et XVIe s. - Sur le Condoure, rocher à pic d'où, suivant la tradition, des huguenots furent précipités.

Brissac : abîme de Rabanel et lac de la Signole. - Château ruiné (belle vue).

Buzignargues : source de Fontbonne. - Ancien château.

 

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vendredi 22 février

Dictionnaire des communes commençant par la lettre A

Les chiffres de la population sont ceux du recensement de 1886 et ceux de "ce jour" pris dans le calendrier de la Poste 2013 : chiffres de la population en vigueur au 1er janvier 2012 (population municipale)
Vous remarquerez qu'en 1886, le classement par "Saint..." ne se faisait pas.

Abeilhan : 630 h et ce jour : 1327 h
Adissan : 548 h et ce jour : 936 h
Agde : 8 446h et ce jour : 24 031 h
Agel : 323 h et ce jour : 213 h
Agonès : 94 h et ce jour : 237h
Aigne : 423 h et ce jour : 262 h
Aigues-Vives : 654 h et ce jour : 422 h
Aires (Les) : 542 h et ce jour : 563 h
Alignan-du-Vent : 1 139 h et ce jour : 1 518 h
André-de-Buèges (St) : 119 h et ce jour : 53 h
André-de-Sangonis (St) : 2 548 h et ce jour : 5 175 h
Aniane : 2 582 h et ce jour : 2 754 h

Arboras : 129 h et ce jour : 95 h
Argelliers : 296 h et ce jour : 878 h
Aspiran : 1 214 h et ce jour : 1 367 h
Assas : 249 h et ce jour : 1 541 h
Assignan : 243 h et ce jour : 188 h
Aumelas : 228 h et ce jour : 479 h 
Aumes : 452 h et ce jour : 430 h
Aunès (St) : 335 h et ce jour : 3 030 h
Autignac : 955 h et ce jour : 836 h
Avène : 1 147 h et ce jour : 301 h
Azillanet : 649 h et ce jour : 415 h

Précisions données selon les villages dans ce dictionnaire de 1886

Agde : sur le canal du Midi et sur l'Hérault (pont suspendu), au pied de la montagne volcanique isolée de St-Loup (au sommet du pic, phare à feu tournant, portée 27 milles), à 5 kil. de la mer. Eglise St-Etienne, XIIe siècle ; à l'extérieur, larges arcades évidées en mâchicoulis (les plus anciens que l'on connaisse) ; intérieur voûté en berceau ogival. - Ilot basaltique de Brescou (feu fixe, portée 10 milles). - 2 phares à feu  fixe, à l'embouchure de l'Hérault.

André-de-Buèges (St) : église du XIIIe siècle - Roc Blanc (943 mètres) - Sites pittoresques.

Aniane : arrondissement de Montpellier, sur la Corbières, à 1 kil. de l'Hérault (magnifique défilé). - Restes (maison de détention) d'une abbaye fondée en 780, mais reconstruite au XVIIIe siècle, et dont l'église est devenue celle de la ville. - Dans une maison, collection de chapiteaux et de colonnettes provenant de Saint-Guilhem-le-Désert. - Lac de Mas-Nau.

Arboras : château moderne avec deux anciennes tourelles.

Assas : Vieux château. - Eglise romane.

Aumelas : ruines d'un château fort du XIe siècle et d'une église du XIIe siècle.

Aunès (Saint) : église militaire de Tibère.

Avène : établissement d'eaux minérales.

Azillanet : grotte de la Coquille.

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jeudi 31 janvier

Sous le ciel de Languedoc

Colline, sous tes pins que balancent les brises,
Sur la lavande et sur le thym,
Devant ces grands rochers dont les arêtes grises
Se profilent dans le lointain,

Il me souvient de soirs lumineux de septembre,
De troupeaux perchés sur un roc,
De l'Hérault, de sa plaine où rougissent les pampres
Et du beau ciel de Languedoc.

Cyprès aux troncs rugueux, votre ombre m'est chère 
Sous le beau ciel d'été,
Je passerais des jours couché sur votre terre, 
Loin de toute cité.

Le village n'est plus qu'un toit gris dans la plaine,
Devant la colline des pins,
Le vent qui vient des monts parfume son haleine
De lavande et de romarin.

Les oliviers givrés qu'habitent les cigales
Se groupent au flanc des coteaux
Et tout près pousse un champ de fleurs pauvres et pâles
Entre les pierres des tombeaux.

O morts abandonnés des humaines mémoires,
Splendides dans votre fierté,
L'ombre de ces cyprès aux cîmes presques noires 
Vous bénit pour l'éternité.

Dans la garrigue, ô mas entouré de lavande,
De chênes verts et de cyprès,
A l'ombre de son toit mon âme te demande
Quel est le secret de ta paix.

Et tu réponds : "De l'aube au serein crépuscule,
Grisé d'un idéal soleil,
Je n'entends dans le thym que le pas de la mule
Près de la vigne au fruit vermeil."

Pierre ROSSILLON 

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Ces vers traduisent avec émotion le charme et la beauté du paysage languedocien. L'auteur évoque les vignobles féconds que l'automne rougit, la colline odorant sous les cyprès rigides, le chant des cigales dans les oliviers gris, les tombeaux épars, le petit "mas" silencieux dans la grande paix de la campagne lumineuse.

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lundi 28 janvier

Le boeuf de Mèze

L'histoire du boeuf de Mèze dit qu'un habitant des Mourgues, quartier autrefois isolé de toute habitation, possédait un boeuf pour la culture de son terrain, et que cet animal étant mort on conserva sa peau comme une relique qui fut étendue sur un mannequin en bois et soigneusement conservée dans la famille. 
Il en fut du boeuf comme des autres animaux fantastiques de Pézenas, Loupian et autres villes du midi, il servit d'abord d'allégorie religieuse et lorsque cessèrent les saturnales qui se célébraient dans les églises chrétiennes le boeuf était de tous les amusements profanes, rôle qu'il conserve depuis cette époque. Lorsque le peau primitive fut usée, on construisit un boeuf colossal que l'on recouvrit d'une toile simulant la tête avec les cornes, sous laquelle se logèrent les hommes chargés de porter cette carcasse.
Le boeuf est manoeuvré par huit hommes, quatre de chaque côté ; il est formé par une grande toile brune qui descend jusqu'à terre et cache les porteurs. Un homme est chargé de faire mouvoir la tête et les mâchoires au moyen d'une gaule, et un autre, tenant entre ses mains un baril recouvert d'une peau d'âne tendue, traversée au milieu pur une corde goudronnée, imite, en faisant glisser cette corde entre l'index et le pouce un mugissement assez pareil à ceux des boeufs. Au dehors un conducteur ou cornac, armé d'un long aiguillon, commandes les évolutions à faire.
A un moment donné, sur un signal du conducteur, le boeuf se met à courir, et gare à qui se trouve sur son passage ! il est impitoyablement renversé, au grand contentement des spectateurs.
Le boeuf est de toutes les fêtes publiques, comme il était autrefois des fêtes religieuses. On raconte que Thédise, évêque d'Agde, après avoir reçu en don du fils de Montfort, Amaury, la seigneurerie de Mèze, se rendit dans sa baronnerie, et le boeuf vint lui faire acte de soumission, à la tête des consuls de la ville. En 1562, il figura dans le cortège du prince de Condé, passant à Mèze ; en 1581, dans celui des seigneurs de Montpellier, Agde et Mèze ; lors de l'écroulement de la chapelle des Pénitents ; en 1701, au passage des princes de Bourgogne et de Berry et des rois et des reines qui traversaient la ville. Il a dansé le Ça-ira, la reine Hortense, le Roi vaillant, la Marseillaise ; aussi tout le monde aime et chérit à Mèze un boeuf si accommodant.

Extrait des Publications sur l'Histoire des Communes d'Albert Fabre, architecte-historien régional.

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samedi 26 janvier

Pont de Gignac sur l'Hérault

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jeudi 24 janvier

Grands savants héraultais

BALARD (Antoine-Jérôme) savant chimiste, est né à Montpellier en 1802. Professeur de chimie à Montpellier, il se signale en 1826 par la découverte du brome, puis devint professeur à la Faculté des sciences de Paris, au collège de France et membre de l'Académie des sciences. Il a rendu les plus grands services aux arts industriels en extrayant directement de l'eau de mer le sulfate de soude avec lequel on prépare la soude factice et les sels de potasse. Travailleur modeste et infatigable, Balard n'a écrit que des mémoires scientifiques.

FLOURENS (Pierre-Jean-Marie) physiologiste et académicien, est né à Maureilhan en 1794. Il fut reçu docteur en médecine à la Faculté de Montpelleir à l'âge de 19 ans. Peu de temps après il se rendit à Paris où il fut mis en relation avec Cuvier qui le protégea contamment. Il suppléa Cuvier en 1828, au collège de France et deux ans plus tard, dans sa chaire d'anantomie humaine au Muséum. En 1828 il avait été admis à l'Académie des sciences ; en 1833, il y remplaça, comme secrétaire perpétuel, son maître Cuvier. Enfin en 1840 il fut élu membre de l'Académie francçaise, ayant pour concurrent V. Hugo.
Les travaux de Flourens sont considérables. Le premier, il est l'idée des localisations cérébrales et indiqua le cervelet comme siège des forces qui règlent et coordonnent le mouvement et la station. Ses découvertes sur le périoste et la formation des os ont ouvert une voie que la chirurgie moderne a développée et fécondée par d'heureuses applications. Il contribua beaucoup en outre à l'emploi du chloroforme comme anesthésique chirugical.

PLANCHON (Jules-Emile) botaniste et agronome né à Ganges en 1823. Il se rendit en Angleterre et y fut nommé conservateur du jardin botanique de Kew. Professeur à l'institut horticole de Gand, pius à l'école de médecine et de pharmacie de Nancy, il alla occuper, en 1853, la chaire de botanique à la Faculté de Montpellier. Directeur de l'école de pharmacie de cette ville, membre de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine, il est surtout populaire pour avoir découvert et décrit le phylloxera de la vigne. C'est grâce à lui qu'on utilisa les plants américains comme porte-greffes et qu'on put reconstituer le vignoble presque entièrement détruit.
Planchon mourut à Montpellier en 1888. On lui a élevé un monument dans le square de la gare. Le buste du savant repose sur une stèle ; un vigneron reconnaissant tend à son bienfaiteur une belle grappe de raisin.

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lundi 07 janvier

Jean Antoine Injalbert

Jean Antoine Injalbert né en 1845 à Béziers fut élève de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Il obtint le prix de Rome en 1874 avec une Douleur d'Orphée ; il donna au Salon en 1877 un grand bas-relief la Tentation , en 1878 il exposa un Christ en croix (au musée de Reims) morceau énergique, dramatique de conception, souple et délicat d'exécution.Janvier2013_001
Injalbert a le don de la vie, parfois exubérante ; une fougue qui approche souvent de la puissance ; un premier jet d'improvisation heureux, volontiers décoratif. Ses marbres définitifs gardent l'accent d'une maquette emportée. Tel est sourtou le Titan qui décore une grande fontaine de Béziers. Pourtant, l'artiste sait parfois serrer la forme ; son Hippomène (1886) au musée du Luxembourg est fin, nerveux et sobre. 
Citon : l'Hérault, l'Orb, le Lez pour le vestibule de la Préfecture de Montpellier ; les deux groupes d'Enfants aux lions pour la promenade du Peyrou ; le fronton du théâtre de Montpellier. Cette tendance au style décoratif le désignait pour l'exécution de monuments. De là les quatre figures féminines du Pont Mirabeau à Paris (1897), le monument de Molière à Pézenas (1897), le fronton du Petit Palais de l'Exposition de 1900 qui groupe la Seine, Paris, les arts et les figures symboliques des deux mers, enfin le Monument aux Morts dans le jardin des Poètes à Béziers.

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vendredi 04 janvier

Meilleurs voeux pour cette nouvelle année et que celle-ci vous soit douce.

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Merci à vous tous de votre fidélité. 

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lundi 17 décembre

Procès au sujet des réparations

Un procès fut porté devant la cour du parlement de Toulouse par ce châtelain, demandant aux consuls l'exécution de cet ordre. Les habitants de Pézenas répondirent qu'ils avaient accepté la garde de ce château et non son entretien. Une transaction intervint entre les parties, qui mit fin au débat.
Il y est dit : "Les consuls de Pézenas seront tenus de faire les menues réparations, et les gros travaux seront faits aux frais du roi notre sire, seigneur de Cabrières."
Vingt ans après ce traité, les consuls de Pézenas adressent une requête à Charles VIII, roi de France, dont nous avons extrait les passages suivants :
"Le château de Cabrières est dans un état de délabrement tel, que les menues réparations ne lui sont d'aucune utilité ; que les murs tombent en ruine à défaut des grosses réparations, que les habitants de Pézenas, obligés d'entretenir les remparts de leur ville et le château, ne peuvent suffire à l'entretien de celui de Cabrières, etc., supplient le roi de les dispenser de cette charge."
Par lettres patentes de ce même roi, à la date du 8 octobre 1495, le traité passé entre le châtelain de Cabrières et les consuls de Pézenas est mis à néant, et les habitants de cette ville sont dégagés de fournir aux menues réparations du château, objet du litige.D_cembre2012_016

Ordre au religionnaires de le remettre aux troupes royales
Pendant les luttes entre Joyeuse et Montmorency, le château de Cabrières tomba successivement au pouvoir des catholiques et des religionnaires. Le baron de Faugères, de Narbonne-Caylus, s'en empara en 1581 et s'y trouvait en 1584.
Il fut tenu à ce propos, la même année, à Pézenas, une assemblée de catholiques et de protestants, où se trouvèrent auprès du duc de Montmorency, M. de Châtillon, avec les députés des villes du bas Languedoc, et M. de Clermont-d'Entragues, de la part du roi, où il fut résolu, qu'en exécution des articles de l'édit de pacification du traité de paix de Fleix, on rendrait tous les lieux occupés par les religionnaires aux environs de Pézenas. Villeneuve-la-Cremade (près de Béziers) fut remis par son gouverneur aux troupes royales ; mais le château de Cabrières ne fut point rendu, de Narbonne-Caylus s'y étant formellement refusé.

Destruction
En 1584, l'assemblée des États de province ayant décidé que cette forteresse serait rasée et démantelée, comme repaire de voleurs et de brigands, elle fut abandonnée par les religionnaires et démolie l'année suivante.
Ainsi fut détruite cette place qui avait joué un rôle important dans les luttes politiques et religieuses dont le Languedoc fut le théâtre. (XIIe-XVIIe siècle).

Tiré de l'Hérault historique - Albert Fabre et Paul Fabre

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samedi 15 décembre

Prise par les compagnies franches

Les Compagnies franches s'emparent de Cabrières et plusieurs châteaux de la viguerie de Béziers.
Cette prise eut lieu l'an 1380, la nuit de Ste-Lucie (13 décembre). Benezeg Chipparel et Bastart de Landorra, capitaines d'armes, montèrent à l'assaut de cette forteresse. Il est probable qu'ils avaient des intelligences dans la place ou que la renommée de ces aventuriers suffisait pour leur faire ouvrir les portes des châteaux de la contrée.
Après avoir visité le roc sur lequel s'élevait le château l'on se demande comment, dans une nuit de décembre, l'on pouvait monter sur ce rocher entouré de murailles, lorsque de jour  nous avons eu toutes les peines pour arriver sur la plate-forme.
De ce point, ces aventuriers firent des excursions dans les plaines de Gignac et de Pézenas, commirent un grand nombre de dépradations, pillèrent et ravagèrent ces contrées.
Ils s'établirent à Fontès, Péret, Lieuran et Aspiran, postes qui défendaient les passages de la vallée de Boyne. Il est probable qu'ils occupaient aussi l'église de St-Géry-d'Arques, ancien fort crénelé sur une montagne très élevée qui commande la vallée de la Dourbie et le passage de Clermont à Cabrières, et d'où la vu s'étend à plus de dix lieues à la ronde.

Cession du duc de Berry
Le château de Cabrières fut vendu par ces aventuriers au duc de Berry ; mais soit qu'il n'eut pas tenu ses engagements, chose assez commune à ce prince, soit afin d'avoir un refuge assuré en cas d'un soulèvement contre leurs exactions dans la province, ceux-ci l'attaquèrent de nouveau et s'en emparèrent de vive force.
Le duc d'Anjou, gouverneur du Languedoc, attaqua à son tour cette forteresse, mais il fut bientôt forcé d'en abandonner le siège. Ces deux princes se disputaient le gouvernement de la province, ce qui explique l'alliance du duc de Berry avec les capitaines Bénézet et Bastard, dans le but, sans doute, de contrarier son compétiteur le duc d'Anjou.

Deuxième prise par les Anglais
Les Anglais occupent une seconde fois le château de Cabrières et le gardent quelques années. 
Rentré sous l'autorité royale après le départ de ces derniers, ce fort fut placé par le roi sous la garde et la surveillance des consuls de Pézenas.
Le 4 août 1475, ceux-ci adressent une réquisition au trésorier royal de la sénéchaussée de Carcassonne pour l'inviter à faire réparer le château, dont ils ont la garde.
Des lettres royales ayant été adressées par le sénéchal au châtelain de ce lieu, avec ordre de contraindre les consuls de Pézenas à réparer ledit château, ces derniers s'y refusèrent.

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jeudi 13 décembre

Démolition par ordre de Simon de Montfort

En 1209, Simon de Montfort ayant appris qu'Imbert de Cabrières, seigneur de ce lieu, était enfermé dans son château, et craignant un soulèvement dans le Lodévois, à l'instigation du baron de Clermont, ami de Rouger de Béziers, lui ordonna de faire sa soumisssion aux croisés. Il est probable qu'il accéda à cette sommation, surtout apès l'horrible sac de Béziers, puisque nous le voyons figurer en 1210, parmi les seigneurs du Languedoc, présents à l'abjuration de Raymond-Etienne de Servian, dans l'église du monastère de Saint-Thibéry et nous trouvons que ce château fut détruit la même année par ordre des croisés.

Château restauré par Louis IX
A la suite de la confiscation de ce fief, Cabrières tomba dans le domaine royal par la cession faite à Louis IX ; ce roi fit relever le château de ses ruines, y plaça une garnison et nomma un châtelain pour y commander en son nom, ce qui fut continué par ses successeurs.

Prise par les Anglais
Les Anglais, après s'être emparés d'Alignan-du-Vent, se rendent maîtres du château de Cabrières en 1363. Se trouvant à proximité de Clermont ils se ménagent des intelligences dans cette ville.
L'histoire raconte qu'il se trouva dans cette place des citoyens qui formèrent un complot pour leur livrer le château, mais que, grâce à la vigilance et à la fermeté du baron Déodé de Guilhem, ils ne purent venir à bout de leur dessein, ce seigneur ayant menacé de mort le premier qui laisserait échapper un signe de trahison.

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mardi 11 décembre

Fondation du château-fort de Cabrières

L'ancien château-fort de Cabrières était construit au sommet d'un rocher escarpé, sur lequel on ne pouvait monter que par un seul côté, et cela bien difficilement.
On attribue sa fondation aux Romains, ce qui résulte des vestiges de fortifications classés par les archéologues à l'époque gallo-romane, vestiges représentant l'art militaire de ce peuple tel qu'on en trouve les restes sur tous les points qu'il a occupés.
D_cembre2012_015Ce château, rempart de la frontière aquitaine, était un point stratégique très important, ce qui est confirmé par des documents historiques qui existent dans les chartes ou lettres royaux depuis le VI° siècle.

En 533, Théodebert Ier, fils de Théodoric Ier, roi de Metz, après s'être emparé de Lodève, avoir pillé le château de Dio, se présente devant celui de Cabrières.
Férréol, gouverneur de ce château, frappé d'épouvante, s'enfuit à son approche, se retire à Béziers, laissant la défense de la place à sa femme Deutérie et à sa fille.
Deutérie était Romaine ou Gauloise de naissance ; elle était d'une rare beauté, aimable et douée d'un esprit excessivement adroit et insinuant.
Théodebert ayant sommé la place de se rendre, avec menace de pillage et d'incendie, en cas de refus, Deutérie l'envoya d'abord complimenter, l'assurant qu'elle n'avait pas l'intention de se défendre contre un prince à qui rien ne résistait, qu'elle désirait se soumettre et le reconnaître pour son seigneur et maître.
Après cette démarche, elle sortit du château, dit la chronique, par un souterrain qui débouchait entre deux collines tout près de Boyne, et ce fut sur les bords de cette rivière qu'eut lieu l'entrevue de Théodebert et de Deutérie. 
Le fils du roi franc fut si épris de sa beauté qu'il en devint amoureux. A la suite de cette entrevue, ce prince entra en ami dans le château de Cabrières, et y reçut la soumission des habitants de la contrée et des châteaux voisins.
Théodebert emmena Deutérie, vécut d'abord en concubinage avec elle et l'épousa ensuite solennellement, lorsque, délivré de la crainte paternelle par la mort de Théodorik, il eut répudié sa première femme Wisigarde.
L'arrivée de Deutérie à la cour de Metz excita les murmures du peuple ; les Francs de cette époque exigeaient de leurs chefs, sinon de la vertu, du moins de la pudeur.

A SUIVRE

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jeudi 29 novembre

Minerve près de Saint Pons

Petite commune de l'Hérault établie sur un socle rocheux exceptionnel, dominant la Cesse au coeur d'un causse, elle doit son nom à un ancien temple de Minerve, remplacé au Ve siècle par une église dont l'autel existe encore. Les restes d'un château, asile des "parfaits" de la secte albigeoise, détruit en 1210 par Simon de Montfort au terme d'un siège de sept semaines (180 "parfaits" furent alors brûlés vifs), offrent ici un beau premier plan de ruines. Le site est par ailleurs célèbre et recherché pour ses points naturels, canyons, dolmens et remparts.

Le dessin fait en 1834 ci-dessous est de : Louis Jules Frédéric VILLENEUVE 

Pour les amateurs d'histoire médiévale : Damné de Hervé Gagnon qui est en deux volumes. 

1) : L'héritage des Cathares et le Fardeau de Lucifer
2) : L'étoffe du juste et Le baptême de Judas

Novembre2012_002

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vendredi 23 novembre

La cité engloutie dans l'étang de Thau

15dec10_017Par temps clair, les pêcheurs aperçoivent le sommet d'un clocher, dans l'eau de l'étang de Thau. Par temps brumeux, on entend les cloches de cette église noyée. Les plongeurs disent apercevoir des vestiges de constructions. On raconte que dans les fonds de l'étang repose une ville entière. Car une nuit de solstice, la terre aurait croulé dans un meuglement sourd - suite à l'éruption du volcan d'Agde, peut-être -, et l'étang a alors recouvert temples et palais. Mais où se trouve cette cité engloutie ? Dans l'anse de Sète, où des murs d'aqueduc semblent s'enfoncer dans l'étang. Pour le savoir vraiment, il faut suivre les daurades royales. Lorsque ces poissons se mettent en ligne, les arcs dorés de leurs fronts forment un escalier d'or... qui nous mène à l'entrée de la ville engloutie.

Hameaux de roseaux
Auprès des touristes, les pêcheurs d'étang ont joué de cette légende, usant des clochettes accrochées aux filets. Pour l'esprit rêveur des apnéistes, le courant chaud qui arrive dans l'étang autour de Balaruc, la "bise", peut provoquer des visions. Mais la vision d'une Atlantide locale ne tient que du roman : en 1976, l'équipe de l'archéologue Denis Fonquerle a bien trouvé des traces d'habitat lacustre englouti, par deux mètres de profondeur. En bien moins grandiose : un hameau de trois cabanes de roseaux, arrimées dans le sol par des pieux de chêne vert. Sur pilotis pour se protéger des bêtes sauvages ou, plus probablement, engloutie par une montée des eaux de 2 à 3 mètres.
A l'âge de bronze, au Ier ou IIe siècle avant J.-C., les premiers "Gaulois" se sont installés entre le Barrou et la Plagette à Sète, au lieu-dit la Sangade. Mais aussi dans l'anse de Balaruc-les-Usines, à Saint-Sauveur (port de plaisance actuel), et entre Marseillant et Mèze, à Montpénèdre.
A en croire les poteries et les outils retrouvés, ces premiers Gaulois se nourrissaient de pèche, de cerfs et de sangliers chassés, mais aussi d'élevage diversifié, et de culture de céréales. 

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mercredi 21 novembre

Proverbe de Sète

A seta fan la fèsta amb una rabetas_te
A Sète on fait la fête avec un radis.

Se vas à Seta agantaras lo canard
Si tu vas à Sète tu attaraperas la cagagne.

Si un homme tombe dans le canal, crier à celui qui le repêche :
"S'es de Seta sortis-lo.
S'es de Montpellier fait te pagar d'avança".

Il est connu qu'à Sète on meurt deux fois.

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Miracle

Le 8 septembre 1360 à Gignac, Hérault : un jeune homme aveugle et muet ramasse une pierre polie sur les ruines de l'ancien temple consacré à Vesta. Il la porte à ses lèvres et à ses yeux : il voit, il parle. Il vient de trouver un vestige de l'église, disparue alors, de Notre-Dame de Grâce. 

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lundi 19 novembre

Un enfant-poisson à Montpellier

Au commencement du mois de novembre de cette année 1682, nous vismes en ville un jeune enfant âgé de 8 à 9 ans, qui avait le visage assez beau et les cheveux blonds ; son corps était d'une couleur fort obscure et fort approchant de la noire, tout ridé, moucheté en divers endroits de bleu et de jaune pâle, ainsi qu'un poisson à écailles. Lorsqu'on posait la main dessus son cuir, on le trouvait rude comme du chagrin ; il avait les pieds de forme humaine mais mouchetés de diverses couleurs comme une tortue marine ; quand ces écailles tombaient, il en venait d'autres et son inclination était, à ce qu'il dit, de s'aller jeter dans la mer, ce qu'il aurait déjà fait si ceux qui prennent soin de lui ne le retenaient. Son père était habitant de Bisaglia dans la Pouille et sans doute juif parce que cet enfant était circoncis.

Mémoires inédite d'André Delort sur la ville de Montpellier.

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Chambre d'hôtes

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niort

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