Plan des environs du Peyrou
Ce plan a été dressé en 1757 en vue de l'établissement d'un hôpital militaire en dehors de la ville. Il montre l'état du quartier du Peyrou au milieu du XVIIIe siècle.
En 1688, le gouverneur et l'intendant avaient décidé d'établir une promenade sur la colline du Peyrou, en dehors de la ville encore bordée par la Commune Clôture ouverte par 10 portes. En 1689, les terres ont été aplanies et par endroits des murailles construites pour soutenir les terres.
On dut alors reconstruire la porte du Peyrou qui était en très mauvais état : de 1691 à 1693, l'architecte Daviler (1653-1700) édifia l'arc ainsi que le pont de pierre à la place d'un pont-levis sur les fossés.
En 1718, on érigea sur la promenade une statue de Louis XIV fabriquée en 1692, mais transportée à Montpellier seulement en 1717.
Enfin en 1739, pour embellir la promenade,on démolit le couvent des Pères de la Merci établi sur les pentes sud du Peyrou.
Ce plan montre donc la situation du Peyrou alors que les aménagements ne sont pas terminés : ils ne le seront qu'après l'arrivée de l'eau de Saint-Clément en 1764, par l'architecte Giral, de 1766 à 1774. L'hôpital militaire projeté fut établi dans la maison et jardin de Deschène, trésorier de France, et prit le nom d'hôpital Saint-Louis : fermé en 1788, il devint gendarmerie de 1811 à 1898.
Le plan indique également la porte de Saint-Guilhem démolie en 1794 et plusieurs croix : celle de la future place Giral avait été dressée en 1683, puis en 1743 (il en fut de même en 1821 et 1841).
