Les citadins contre les bruits de campagne
Avec l'exode des populations dans les campagnes, la cohabitations entre ex-citadins et ruraux devient de plus en plus cocasse. Habitués aux bruits des klaxons et autres marteaux-piqueurs, les nouveaux arrivants ont parfois du mal à s'acclimater aux sonorités champêtres. On se souvient par exemple, à Péret, il y a quelques années, d'un individu qui avait acheté une maison près de l'église alors que le clocher était en travaux. Découvrant un matin que la cloche était réparée, l'homme avait déposé un recours en justice pour faire taire le tocsin, avant finalement de déménager.
Insolite, ce genre de conflit tend à se multiplier aujourd'hui dans les villages. Tout récemment, à Sallèles-du -Bosc, c'est un cours d'eau qui abritait une colonie de grenouilles qui a divisé la population : les uns voulant boucher la rivière pour faire cesser les coassements, les autres appelant à protéger les petits amphibiens.
A Jonquière, "des Parisiens" ont voulu passer un champ aux pesticides pour exterminer les cigales, tandis qu'à Saint-Félix un chemin a été barré pour empêcher les tracteurs de rouler.
A Montpellier, en revanche, ce serait plutôt le contraire. Pour détendre ses clients, les parkings Vinci passent en boucle des enregistrements campagnards : des enfants jouant dans une cour de récréation, les cris d'animaux d'une ferme... Une façon de donner un peu d'air frais au sous-sol de la grande ville.