lundi 02 novembre
Las Tréïas
On appelle ainsi cette danse, c'est-à-dire danse des treilles, parce que les danseurs tiennent des cerceaux décorés de guirlandes, dont les courbes imitent les treilles. Le ballet est composé, soit de garçons costumés en bergers, soit de jeunes filles qui exécutent entre eux des passes semblables à celles du ramelet. Cette danse est aussi l'un des divertissements obligés dans les grandes fêtes publiques du Languedoc, elle est particulièrement usitée à Montpellier. Lorsque le roi d'Aragon, seigneur de cette ville, venait la visiter, on ne manquait pas de lui donner une représentation des treilles. On le fit également, en 1503, pour l'archiduc Philippe, gendre de Ferdinand le catholique ; et en 1564, pour le roi Charles IX qui visitait le Languedoc.
Le ramelet - Cette fête fut fondée en l'honneur de Constance, fille de Louis le jeune, qui fut unie, en 1154 à Raymond V, comte de Toulouse. Ce souverain jouissait d'une aussi bonne réputation que celle qu'a laissée en Provence le roi René, et une phrase encore proverbiale chez les Toulousains, pour exprimer qu'une chose est juste, est celle-ci : acoscoumté Ramoun, c'est comte Raymond. Le peuple accueillit donc avec enthousiasme l'épouse de son bon comte, et comme cette épouse était jeune et jolie, les habitants de la célèbre cité imaginèrent de lui offrir un bouquet ou en d'autres termes, un ramelet. On réunit toutes les belles personnes que la ville renfermait, on leur donna un costume des plus gracieux, et plaçant dans leurs mains des cerceaux recouverts de violettes et de roses, on leur enseigna à faire des pas et des passes chorégraphiques selon toute la perfection que la danse du moyen âge avait acquise. Cette danse du ramelet obtint bientôt une grande vogue dans tout le Languedoc, et depuis lors elle fit partie des fêtes publiques.
mardi 13 octobre
L'Inde s'est invitée à la foire expo de Montpellier
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lundi 04 mai
Nous sommes le premier bruit du jour
Autrefois, au lieu d'un moteur, les gens entendaient le grelot de l'âne attelé au tombereau :
"Balandrin-balandran ! Balandrin-balandran !"
C'était peut-être plus agréable, mais la toilette de la ville prenait plus longtemps. Et Montpellier n'était pas aussi grand qu'aujourd'hui. Maintenant, il y a moins de poésie... mais il y a davantage d'ordures.
Alors, quand un peu plus tard je vois toutes ces lumières allumées dans les maisons, cela me laisse rêveur, et je pense :
"Tiens, ils sont en train de se parfumer... Mais ici, ça ne sent pas la rose !"
Vous vous demandez peut-être depuis quand on se préoccupe de ramasser les détritus dans les rues ? Sachez que ça ne date pas d'hier.
Montpellier a environ mille ans. Mille ans que le Clapàs se lave les pieds dans le Verdanson !
Eh bien, voilà au moins huit cents ans que les autorités municipales répètent : "Gens de Montpellier, gardez votre ville propre !"
C'est ainsi qu'en 1205 il fallut nommer deux employés "pour garder les rues".
Un vieux registre en occitan précise :
1 - Les rues et les murs en ruines, les égouts, voies et fossés seront aménagés et améliorés.
2 - Les tas de fumier seront transportés hors de la ville.
3 - Que personne n'ose élever les porcs dans l'enceinte de Montpellier.
Il n'y a plus e porc, non, mais il y a des chiens qui font partout. Et ne reste-t-il pas quelques petits cochons ?
mardi 10 mars
Ile de Saint-Eloi
En reprenant depuis la rue four St Eloi l'autre côté de celle de la Providence, nous trouvons la grande île de l'Hôpital St Eloi aujourd'hui délimitée par ces deux rues, et par celle de l'Ecole Mage et de la Blanquerie. Elle est formée de trois plus petites qui ont porté les noms de Tessié, de Tessiera et de Bocha, de Favié, de Prodome, enfin de l'Ecole Mage.
La rue aujourd'hui appelée Fontanon se prolongeait autrefois jusqu'au delà de la rue de l'Ecole Mage et était continuée en quelque sorte par la rue Fenouillet. Avant d'être inféodée à l'hôpital St Eloi, cette partie de rue fut fermé par le milieu et forma deux impasses, l'une du côté de la rue four St Eloi, l'autre du côté de la rue Ecole Mage. Au sud de l'île qu'elle formait avec ces deux rues et celle de la Providence, il y eut jusqu'à la Révolution le couvent de la Providence, destiné à recevoir et à instruire dans la religion catholique les nouvelles converties, qui a donné le nom à la rue. Cette maison était dirigée par une sorte de communauté mixte comprenant des soeurs du couvent de St Charles, et des personnes séculières. Vendu comme bien national, le monastère de la Providence devint un moment résidence épiscopale avant l'acquisition de l'évêché de la rue des Carmes.(1)
La maison du Refuge ou du Bon-Pasteur, qui occupait au Nord l'autre partie de l'île, était, comme l'indique son nom, une maison de refuge pour les filles de mauvaise vie, enfermées précédemment à l'hôpital général. Le 26 août 1732, pour créer cette maison, fut acheté à M. de Fontanon un local servant de manège, près de l'immeuble de M. de Murles.(2)
Comme la rue Fontanon, celle de la Confrérie, autrefois de l'ancienne boucherie - au moins dans cette dernière partie - finissait à la rue de l'Ecole Mage. Dans l'île qu'elle formait au levant furent établies les Petites maisons ; on jeta un pont sur la rue pour les faire communiquer avec l'hôpital St Eloi dont elles dépendaient. Le prolongement de cette rue à travers le palais universitaire ancien hôtel-Dieu est facile à suivre sur le mur de droite de la seconde cour vis-à-vis l'ancienne maternité.(3)
La rue Restouble ou Verdale se continuait par une impasse, peut-être une rue plus anciennement, à travers l'hôpital, dans la partie où était l'Ecole Mage, derrière la chapelle que bénit Mgr de Malide le 18 mars 1780, devenue aujourd'hui musée des Moulages.
(1) - En 1810, l'hôpital St Eloi acheta la maison Blouquier ci-devant de la Providence pour agrandir l'hôpital St Eloi, où les insensés et les militaires se trouvaient à l'étroit.
(2) - Le Refuge fut acheté pour être annexé à St Eloi en 1793.
(3) - On voit encore une de ces tours ou terrasses couvertes qui émergeaient des toits des anciennes maisons.
jeudi 31 juillet
Aquarium Mare Nostrum
En juillet et août : tous les jours, de 10 h à 22 h
En septembre : du mardi au jeudi et le dimanche de 10 h à 20 h, les vendredis et samedis de 10 h à 22 h.
Fermé les lundis, sauf lors des vacances scolaires (ouvert de 10 h à 20 h)


























































