Département Hérault

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lundi 31 mars

Les joutes à la sétoise

Les premiers et seconds rôles

LES JOUTEURS : classés par catégorie d'âge : les jeunes de 18 à 22 ans ; et de poids : poids moyen jusqu'à 80 kg ; poids lourd de 80 kg à l'infini. Ils sont purement amateurs, joutent "pour l'honneur", reçoivent, à l'occasion une coupe, parfois un méchant coup de lance et prennent le plus souvent un bon bain.

LE JURY : composé d'un président, de deux assesseurs et secondé par un commissaire à l'embarquement chargé, le malheureux, de faire appliquer ses décisions. La fonction du jury est indispensable, honorifique et souvent ingrate. On le sait, le public est cruel et le jouteur costaud.

LES RAMEURS : ils sont dix sur chaque embarcation et placés à deux par banc. Un coup de rame trop brutal peut déséquilibrer le jouteur sur la tintaine. On leur demande donc de ramer en souplesse ; ce dont, paraît-il, certains profiteraient pour "faire sosole" (ne pas en foutre une rame). Ces bruits sont pure médisance.

LE BARREUR : un barreur par barque. C'est le Grand Timonnier, il tient entre ses mains et le gouvernail et parfois l'issue du combat. Un coup de barre maladroit et la barque est "jalouse" (instable) et le jouteur "mouille sa chemise" et la Pointe-Courte se désespère et le Quartier-Haut explose. On leur prête, à tort assurément, de noirs desseins et des calculs machiavéliques.

LES MUSICIENS : un hautboïste et un tambour par barque. Pendant toute la durée du tournoi ils jouent inlassablement l'air des joutes, une musique annotée en 1678 dans l'opéra de Frountignan de Nicolas de Fizes et qui n'est pas sans rappeler l'art de Lulli. A la fin du tournoi de la Saint-Louis et pour saluer le vainqueur les musiciens interprètent la Marseillaise. Une Marseillaise concurrencée, submergée, recouverte par "chagrin faï ta malo", l'hymne fanfaronné depuis peu par une clique municipale et sans doute soudoyée par de mauvais Français.

LE RAMASSEUR DE PAVOIS ET DE LANCES : un bon samaritain chargé de recueillir les armes des guerriers désarmés et quelquefois le guerrier lui-même quand il ne sait pas  nager.

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mardi 27 novembre

1934 : Sète réalise le premier doublé du football français

moitiedeterrain2En ce deuxième dimanche de mai 1934, au stade de Colombes, 40 000 spectateurs assistent à la grande fête du football français : la finale de la Coupe de France. Elle met aux prise, deux grandes vedettes du moment : Marseille, qui a déjà remporté trois fois l'épreuve (1924, 1926 et 1927) et son rival et voisin, Sète, qui inscrit son nom au palmarès, en 1930.
La grande attraction de cette finale c'est la présence, dans les buts de chaque équipe, des deux meilleurs gardiens français de l'époque : Di Lorto, à Marseille, et Llense, à Sète. Une rivalité qui mettra les deux hommes dos à dos puisqu'ils connurent tous les deux le même nombre de sélections en équipe de France : onze. Ce nombre peut paraître faible (Aubour en compte 20, Remetter, 26, Thépot, 31) mais à cette époque les rencontres internationales étaient beaucoup moins nombreuses qu'aujourd'hui, la Coupe d'Europe des Nations, par exemple, n'existait pas et la Coupe du Monde comportait moins d'engagés, donc moins de rencontres préliminaires.
Ce fut là une finale âprement disputée, Sète, l'emportant finalement par 2 buts à 1, deux buts de l'avant-centre Lukacs, contre un but de l'ailier Zermani.
Mais en gagnant la Coupe de France pour la seconde fois, Sète entrait du même coup dans la légende : il était le premier club à réussir le "doublé" Coupe-Championnat. En effet, les Sétois (les Dauphins comme on les appelait aussi) venaient de remporter le championnat avec un petit point d'avance sur Fives... et sur Marseille, et deux points d'avance sur Lille, le premier à être devenu, l'année précédente, champion de France professionnel.
Pour mettre fin à des pratiques malsaines, recouvertes par le vocable d'"amateurisme marron", la Fédération avait autorisé le professionnalisme et le premier championnat s'était déroulé au cours de la saison 1932-1933. Vingt clubs étaient répartis dans deux groupes de dix. Une finale opposa les deux premiers de chaque groupe. Lille termina en tête du groupe A, devant Marseille, le R.C. Paris et Sète, tandis qu'Antibes prenait la première place du groupe B, devant Cannes, Sochaux et Montpellier. Mais Antibes ayant été déclassé, la finale opposa Lille à Cannes, les Nordistes l'emportant par 4 à 3 après prolongation. Lille était don le premier champion de France professionnel.

Posté par choupanenette à 17:53 - Sport - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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