BALARD (Antoine-Jérôme) savant chimiste, est né à Montpellier en 1802. Professeur de chimie à Montpellier, il se signale en 1826 par la découverte du brome, puis devint professeur à la Faculté des sciences de Paris, au collège de France et membre de l'Académie des sciences. Il a rendu les plus grands services aux arts industriels en extrayant directement de l'eau de mer le sulfate de soude avec lequel on prépare la soude factice et les sels de potasse. Travailleur modeste et infatigable, Balard n'a écrit que des mémoires scientifiques.

FLOURENS (Pierre-Jean-Marie) physiologiste et académicien, est né à Maureilhan en 1794. Il fut reçu docteur en médecine à la Faculté de Montpelleir à l'âge de 19 ans. Peu de temps après il se rendit à Paris où il fut mis en relation avec Cuvier qui le protégea contamment. Il suppléa Cuvier en 1828, au collège de France et deux ans plus tard, dans sa chaire d'anantomie humaine au Muséum. En 1828 il avait été admis à l'Académie des sciences ; en 1833, il y remplaça, comme secrétaire perpétuel, son maître Cuvier. Enfin en 1840 il fut élu membre de l'Académie francçaise, ayant pour concurrent V. Hugo.
Les travaux de Flourens sont considérables. Le premier, il est l'idée des localisations cérébrales et indiqua le cervelet comme siège des forces qui règlent et coordonnent le mouvement et la station. Ses découvertes sur le périoste et la formation des os ont ouvert une voie que la chirurgie moderne a développée et fécondée par d'heureuses applications. Il contribua beaucoup en outre à l'emploi du chloroforme comme anesthésique chirugical.

PLANCHON (Jules-Emile) botaniste et agronome né à Ganges en 1823. Il se rendit en Angleterre et y fut nommé conservateur du jardin botanique de Kew. Professeur à l'institut horticole de Gand, pius à l'école de médecine et de pharmacie de Nancy, il alla occuper, en 1853, la chaire de botanique à la Faculté de Montpellier. Directeur de l'école de pharmacie de cette ville, membre de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine, il est surtout populaire pour avoir découvert et décrit le phylloxera de la vigne. C'est grâce à lui qu'on utilisa les plants américains comme porte-greffes et qu'on put reconstituer le vignoble presque entièrement détruit.
Planchon mourut à Montpellier en 1888. On lui a élevé un monument dans le square de la gare. Le buste du savant repose sur une stèle ; un vigneron reconnaissant tend à son bienfaiteur une belle grappe de raisin.