L'enseignement supérieur montpélliérain a ses lettres de noblesse. Il remonte en effet aux XIIème siècle et s'est exercé, de 1220 à 1793, dans le cadre d'une université puis, après la suppression de cette institution en France, dans celui de diverses facultés (médecine, droit, lettres, sciences) de 1808 à 1896. C'est à cette dernière date qu'une loi rétablit les universités qui sont désormais des établissements formés par la réunion des facultés d'une même ville. Montpellier est alors une des dix-sept universités de France.num_risation_janvier11_003
A la fin du XIXème siècle, cette université jouit d'un prestige assez grand pour attirer les étudiants de toute la France et divers pays étrangers. C'est ainsi que la faculté de médecine accueille alors une petite colonie d'étudiants et d'étudiantes russes et bulgares.
Ce tableau de l'enseignement dans l'Hérault ne serait pas complet si l'on omettait de signaler l'existence de divers établissements d'enseignement professionnel. L'École Nationale de l'Agriculture de Montpellier est certainement le plus connu en raison du rôle qui a été le sien, dans les années 1870, dans la lutte contre le phylloxéra ainsi que dans l'adoption par les milieux viticoles de nouvelles techniques culturales.
Par ailleurs la Chambre de commerce et d'industrie a fondé une École supérieure de commerce (reconnue par l'Etat en 1897) et ses homologues de Béziers et de Cette ont fait de même créant respectivement une École pratique de commerce et d'industrie dans chacune de ces deux villes. Enfin, le village d'Aniane est le siège d'un établissement dépendant du ministère de l'Intérieur, la Colonie industrielle et agricole à la discipline sévère, qui rééduque de jeunes délinquants.

Mireille LACAVE - Jean SAGNES