Département Hérault

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lundi 23 novembre

Olonzac - Place du Marché

Num_riser0005Longtemps les villes ou les petites localités du département ont été privées de véritables halles. La raison en est des plus simples : l'étroitesse et la rareté de l'espace urbain laissaient peu de place à de vastes constructions. La modestie des échanges avec la campagne ne les rendait pas nécessaires. Souvent donc, une place, un coin de rue, font office de marché. Pourtant l'accroissement des villes, l'augmentation de la consommation urbaine, ajoutés au goût des municipalités pour le modèle parisien, font que les halles poussent. Dans la seconde moitié du XIXème siècle, Cette, Béziers, Montpellier, Mauguio même s'équipent de Halles neuves. Ces villes, ainsi que toute une série de bourgades de la basse plaine, deviennent des centres d'approvisionnement car elles sont le siège d'importantes garnisons. Quelques communes s'interrogent pourtant sur l'opportunité d'une telle dépense : ainsi Mèze où la discussion s'engage entre la municipalité tentée par une halle et une partie de la population qui refuse la dépense face à la "gravité de la cris" (viticole).
Enfin des marchés de gros se tiennent à un jour convenu de la semaine. Le produit concerné ne rentre pas en ville, il reste chez le propriétaire vendeur, les négociants prenant directement en charge la récolte chez l'exploitant après les transactions. Le marché le plus important est celui du vin qui se tient le mardi à Montpellier et à Lunel, le vendredi à Béziers à partir de treize heurs, le mercredi à Cette. A Bédarieux le lundi se tient celui des grains, des légumes, des fourrages et des fruits.

Article du livre : "L'Hérault d'Autrefois" de Mireille Lacave et Jean Sagnes édité en 1983

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lundi 02 novembre

Las Tréïas

On appelle ainsi cette danse, c'est-à-dire danse des treilles, parce que les danseurs tiennent des cerceaux décorés de guirlandes, dont les courbes imitent les treilles. Le ballet est composé, soit de garçons costumés en bergers, soit de jeunes filles qui exécutent entre eux des passes semblables à celles du ramelet. Cette danse est aussi l'un des divertissements obligés dans les grandes fêtes publiques du Languedoc, elle est particulièrement usitée à Montpellier. Lorsque le roi d'Aragon, seigneur de cette ville, venait la visiter, on ne manquait pas de lui donner une représentation des treilles. On le fit également, en 1503, pour l'archiduc Philippe, gendre de Ferdinand le catholique ; et en 1564, pour le roi Charles IX qui visitait le Languedoc.

Le ramelet - Cette fête fut fondée en l'honneur de Constance, fille de Louis le jeune, qui fut unie, en 1154 à Raymond V, comte de Toulouse. Ce souverain jouissait d'une aussi bonne réputation que celle qu'a laissée en Provence le roi René, et une phrase encore proverbiale chez les Toulousains, pour exprimer qu'une chose est juste, est celle-ci : acoscoumté Ramoun, c'est comte Raymond. Le peuple accueillit donc avec enthousiasme l'épouse de son bon comte, et comme cette épouse était jeune et jolie, les habitants de la célèbre cité imaginèrent de lui offrir un bouquet ou en d'autres termes, un ramelet. On réunit toutes les belles personnes que la ville renfermait, on leur donna un costume des plus gracieux, et plaçant dans leurs mains des cerceaux recouverts de violettes et de roses, on leur enseigna à faire des pas et des passes chorégraphiques selon toute la perfection que la danse du moyen âge avait acquise. Cette danse du ramelet obtint bientôt une grande vogue dans tout le Languedoc, et depuis lors elle fit partie des fêtes publiques.

Treille

Posté par choupanenette à 12:21 - Montpellier - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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