Département Hérault

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jeudi 11 juin

Saint-Guilhem-le-Désert

Num_riser0010Le village de Saint-Guilhem s'est construit peu à peu autour de la puissante abbaye bénédictine fondée en 804 par Guillaume duc d'Aquitaine, alias Guillaume d'Orange, le héros des chansons de geste.
Saint-Guilhem, qui possédait un fragment de la vraie croix, fut un des sanctuaires ordinairement visités par les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle, à tel point qu'au début du XIIe siècle elle devint l'un des pèlerinages imposés aux Albigeois qui avaient abjurés leur hérésie.
L'abbaye, victime de déprédations au moment des guerres de religion, fut rattachée à l'évêché de Lodéve. Les bâtiments abbatiaux furent ruinés à la Révolution.
La petite ville qui s'étire le long des gorges du Verdus, en dessous des ruines du château du Géant, est l'objet de soins attentifs qui ont abouti à la restauration complète des maisons. Dès lors, une activité renaît, des échoppes d'artisans d'art s'y créent, un hôtel-restaurant y accueille le touriste.
On aborde l'admirable église de Saint-Guilhem par le chevet, dont les proportions sont parfaites avec sa large abside couronnée de dix-huit niches profondes au-dessous desquelles les trois fenêtres,
Num_riser0011 séparées par des contreforts, sont encadrées par des chapiteaux qui sont une véritable dentelle de pierre. La façade de l'église est précédée d'un porche du XIIe siècle et surmontée d'une tour du XVe siècle.
A l'intérieur, la nef, haute de 15 mètres, est voûtée d'un splendide berceau en plein ceintre. Remarquer les belles orgues classiques de la fin du XVIIIe siècle.
Saint-Guilhem-le-Désert est, sans conteste, l'une des plus pures merveilles de l'art roman de France.



mardi 02 juin

Monogrammatiques au moyen-âge

L'étude des signature depuis le XIe siècle jusqu'à nos jours serait des plus intéressantes et des plus curieuses ; l'époque romane et du moyen-âge fourniraient des documents nombreux. Alors l'écriture sur parchemin était stylée d'une manière très correcte, et le signataire ne manquait point, par des enluminures à prouver son habileté.Num_riser0001
Nous avons trouvé dans les archives de la commune de Roujan un de ces dessins sur un acte de parchemin du XIVe siècle (1330)dont la reproduction suffira à prouver le soin que les écrivains apportaient dans l'inscription des actes.
Les registres des délibérations sont remplis à chaque page de signatures, le plus grand nombre en croix. Les secrétaires avaient soin d'ajouter au-dessous le  plus souvent le nom de l'individu. D'autres, par leur forme, ne laissaient aucun doute sur la profession du signataire : le maréchal-ferrant prenait le fer à cheval pour marque, celui qui possédait un troupeau figurait un mouton, le meunier les ailes de son moulin ; très souvent les attributs du patron de la paroisse inspiraient ceux qui ne savaient pas écrire. A Roujan le gril de Saint-Laurent se voit au bas des délibérations.
Les carrés, les arcs, les demi-ronds, les losanges, les lignes parallèles barrées en croix, enfin toutes les figures géométiques sont employées. Les initiales sont rares, on les voit apparaître plus nombreuses dans le XVIe siècle.
Au XVIIe siècle, des signatures la plupart illisisibles, mais indice de commencement d'instruction parmi le peuple ; au XVIIe siècle, on ne les voit que de loin en loin et, pour l'honneur de notre pays, et celui dont le manque d'instruction ne lui permet pas de signer son nom n'accepte que bien rarement des fonctions municipales.

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Posté par choupanenette à 21:18 - Histoire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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