La révolte des vignerons, à l'instar de la Commune de Paris, a inspiré bon nombre de poètes et chansonniers de l'époque : Bruant, Montehus, le marquis de Baroncelli-Javon et d'autres plumitifs plus anonymes. Comme totue oeuvre de circonstance, le pompièrisme n'est pas exclu de ces vers mirlitonesques où la sincérité de l'inspiration est évidente et l'enthousiasme unamime :

Les gueux de la vigne (A. Bruant)Num_riser0026
    ... Le Midi bouge,
    marchons vers l'horizon rouge,
    guerre au sabotage du vin...
    En avant gueux de la vigne au vin
    En avant gueux de la vigne...

Hommage à Marcelin Albert (sur l'air du chant du départ)
    La victoire viendra
    Pour la viticulture
    Grâce à toi Marcelin Albert.
    Hélas, depuis six ans
    La misère est dure.

    A ces maux
    Ton coeur grand s'est ouvert.
    Prenant pitié de nos souffrances,
    Tu te dresses comme un géant... etc.

Gloire au 17e (Montehus)
Refrain :
    Salut, salut à vous,
    Braves soldats du dix-septième.
    Salut, braves pioupious,
    Chacun vous admire et vous aime.
    Salut, salut à vous.
    A votre geste magnifique,
Num_riser0027
    Vous auriez, en tirant sur nous,
    Assassiné la République...

A Marcelin Albert (marquis de Baroncelli-Javon)
    ...Sièsis cènts ans desmasclage,
    d'esclavage,
    Paure pople dou Miejour,
    t'an bouta monte siès aro
    'mé ta caro
    signaodo di set doulour...

    Six cents ans d'émasculation,
    d'esclavage,
    pauvre peuple du Midi
    t'ont rendu tel que tu te trouves
    avec ta face
    où se lisent les sept douleurs...