Num_riser0001
Vailhan est situé au nord et à 5 kilomètres de Roujan sur la limite de l'arrondissement de Lodève. L'on arrive dans ce village par la vallée de la Peyne ; on quitte cette rivière pour franchir la hauteur qui sépare du Grand Glauzy. Arrivé au sommet l'oeil embrasse l'ensemble des hameaux qui forment la commune.
Sur la droite s'élève un rocher calcaire presque à pic, couronné par les ruines de l'ancien château dit Lou Castela, au pied duquel s'étendent les hameaux placés jadis sous la dépendance du seigneur féodal.
L'on a en face de soi ceux de Cabanon et Vallet sur une hauteur, et au-dessous Saudadié et Fabié sur la route de Roujan ; à gauche ceux de l'église de Trignan et de Bouscarel.
Ces hameaux sont au nombre de sept. D'après les origines légendaires du pays, un seigneur de Vailhan, de retour d'une croisade en Palestine, n'ayant ramené avec lui que sept de ses hommes d'armes, leur distribua de terres de ses domaines, d'où le sept Vaillants.
Ce lieu est mentionné dans plusieurs bulles du XIIe siècle : en 1778, Castrum de Vallano dans celle d'Alexandre III en faveur de l'église de Béziers, et en 1182 dans celle d'Honorius III ; il est encore question de Vailhan dans le livre noir de St Nazaire en 1174, Castrum de calenis de Vallano. Dans le cartulaire de l'abbaye de St-Guilhem-le-Désert le mas de Bouscarel est aussi mentionné : en 1060, Burcharius mansus ; en 1115 et mas Burlarent et en 1148 dans celui d'Aniane
Boscairolas.
La seigneurie de Vailhan appartenait aux évêques de Béziers depuis le XIIe siècle, qui la conservèrent jusqu'à la fin du XVIIe époque à laquelle le cardinal Pierre de Bonsi, évêque de Béziers, en fit présent à sa soeur dame Marie de Bonsi, marquise de Caylus.
Ce fief passe en 1723 entre les mains de M. Antoine Aphrodise de Castres, seigneur de Neffiès, qui le revend sans doute, car nous le retrouvons, en 1778, entre les mains de Mme Marthe Monique Adelaïde de Rouzières de Souvignardes, veuve de messire Joseph Guillaume Paschal de St-Guéry, sous le titre de vicomtesse et seigeneuresse de Vailhan.
Son fils Gabriel-Jean-Guillaume, seigneur de Cazilhac (près de Pouzolles), marquis de St-Juéry, capitaine de régiment de Mestre de Camp-Cavalerie fut le dernier seigneur de Vailhan.
Il n'y avait pas à Vailhan d'habitation seigneuriale depuis l'abandon du Castela (grand château) qui remonte au moins au XIIIe siècle.
Il ne reste de cet ancien manoir que quelques pans de murs et une citerne. L'on y arrive d'un côté par une pente douce ; mais le versant qui domine Vailhan est presque à pic et donne une idée de ce qu'étaient les habitations des seigneurs du moyen-âge.
Le terrain de Vailhan est connu en géologie comme un des plus riches du département de l'Hérault.
Un seul chemin carrossable, le chemin vicinal de Roujan à Vailhan, dessert cette localité depuis plusieurs années ; les transports se faisant à dos de mulet avant l'amélioration de cette voie qui la met en communication avec la ligne de Paulhan par la gare de Roujan-Neffiès. Les  chemins le reliant aux autres lieux sont tracés sur les flancs des montagnes qui ont près de 500 m. au-dessus du niveau de la mer.

La vue de Vailhan, ci-dessus, est prise au Nord. Sur le premier plan on aperçoit l'Eglise et le presbytère, distants de 500 mètres du village ; dans le lointain les ruines du château et sur la gauche le mont St-Vincent.